10 janvier 2015

Je ne marche pas.


Charlie n'est plus et cela fait lurette que je ne le lisais plus, à l'exception des papiers de Nicolino, rescapé du massacre. Et pourtant, mes souvenirs nostalgiques de môme ont défilé en parcourant les unes, celles de la grande époque surtout.

Les balles ont parlé face à la liberté d'expression, et cela, rien ne le justifiera jamais.

Mais je ne marche pas.

Je ne suivrai pas ceux qui ont laissé pourrir nos banlieues et abandonné nos concitoyens aux rapaces des âmes, aux parloirs et à pôle emploi.

Je ne me flanquerai pas avec ceux qui depuis des décennies alimentent l'amalgame et fourrent leurs index racoleurs dans l'oeil de l'identité nationale des "blancos".

Je ne me collerai pas aux va-t-en guerre poisseux en mal de stature, coalisés foireux des conflits qui attisent le volcan planétaire et dont les projections arrivent devant nos portes.

Ces résidents de la républiques, où le rose a des reflets de bleu, voire marine, ont patiemment et sciemment semé les grains du merdier dans lequel nous sommes aujourd'hui. Et quelques chose me dit que ce n'est que le début. 

Donc, décidément, non, je ne marche pas.

5 janvier 2015

2015


Paupières fourbes et cerveaux qui marchent à l'eau lourde. 
L'aiguille du compteur Geiger est restée,
 figée dans le front d'un botaniste en herbe.
Gobez, ceci est mon corps,
du Soma pour les consommateurs. 
Alors on se souhaite du mieux, comme on dirait pas pire.
Parce qu'au fond, nous savons que le philtre rosâtre devra être bu. 
Jusqu'hallali.


19 septembre 2014

Déconstructivisme


L'ossature, en fond les voies de ceinture et au loin le pont "craqueur". Ce surnom lui fut donné en raison des craquements qu'il émettait lors du passage des trains. Pour tout savoir sur ce pont, par ici.
Plus loin, sous les arches, une association, l'AICV, propose des locations de vélos dont certains adaptés aux handicaps (vélos couchés), un atelier de réparations, des ateliers partagés.

Ci-dessous, le lent démontage de la cheminée.


11 septembre 2014

La déconstruction


Lentement mais sûrement nous avons vu ce chantier de déconstruction avancer. Nous sommes repassés souvent, constater la progression. Au départ, peu de choses, puis à l'os, à poil la CPCU. Les curieux alors, se pressaient, plus nombreux chaque jour, pour admirer le squelette, le vide laissé par le truc. 
Un chantier compliqué d'ailleurs, car la bête était copieusement farcie à l'amiante. L'amiante...ce que seront demain les OGM et les perturbateurs endocriniens. Alors, c'est nous, qui nous retrouverons, à l'os, à poil.


5 septembre 2014

CPCU by night




"Quand le peuple parlait de trahison, je ne me laissais point aller à construire un scénario facile. Je me disais: "c'est plus compliqué que ça..." Je tentais de construire un Maréchal plausible, pas trop d'une seule pièce. Pour éviter les simplifications du mélo, je me perdais dans des complications d'une psychologie livresque. C'est trop balancer d'idées. Un mécanicien à la buvette de la gare, disait hier la vraie vérité : Tout ça c'est des fumiers..."

Léon Werth, Déposition journal de guerre 1940-1944 extraits, Editions Viviane Hamy, 1992.


3 août 2014

CPCU Paris 19ème


Je réservais cette petite délicatesse toute locale pour ce blog, initialement. Fricheries n'en aura la primeur  mais qu'importe, le projet 75019 portrait aura eu son quota d'urbex, comme on dit maintenant.

Voici un reportage s'étalant sur plusieurs années et consacré à une chaufferie collective du 19ème, dite "CPCU". Ce monstre obstruait depuis longtemps l'horizon des bords du canal de l'Ourcq avant sa déconstruction. Sous peu, le trou béant laissé par la démolition sera occupé par une résidence de standing. C'est parti pour un voyage dans le passé récent du quartier. 


2 août 2014

Paris ferroviaire


Poursuite de nos intarissables obsessions ferroviaires dans Paris, au travers d'un appareil de 1970. Ci-dessus, depuis le pont bleu, rue de l'Ourcq. Ci-dessous, depuis la rue du département.


1 août 2014

La vie ferroviaire


De retour après avoir un peu délaissé Fricheries. 

Entre temps je me suis consacré au projet "75019 Un portrait" où j'ai pu glisser quelques témoignages photos de la CPCU, chaufferie collective disparue des bords du canal de l'Ourcq. Prochainement de passage ici aussi.

Retour à l'argentique pour l'heure, avec un Voigtländer Vitoret DR télémétrique tout ce qu'il y a de plus modeste et rebelle à la fois.