10 novembre 2010

Histoire sur les rails


Le projet de statut des juifs d'octobre 1940 annoté de la main de Pétain a été découvert. Ben merde! Il était planqué où ce machin là?...Alors cette fois plus de doutes la thèse du glaive et du bouclier est définitivement ruinée. En doutions nous? 
Cependant les conclusions tirées de la découverte du document faisant tout aussi définitivement de Pétain, le diable idéal, sont un peu rapides. Ce serait en oublier bon nombre en chemin. A commencer par les élites économiques qui, depuis au minimum 1934, oeuvraient pas vraiment discrètement pour un rapprochement franco allemand et voyaient en Hitler sinon le rempart idéal contre le bolchévisme pour les plus paranos, au moins le meilleur outil afin de maximiser le profit. Le gratin du monde politico-médiatique, à la suite des premiers, drapé dans un pacifisme tartuffe, préparait Vichy. Tout devait être prêt pour, le moment venu, basculer dans un régime fort à la solde du Reich. Les ennemis intérieurs étaient, bien avant 40, désignés, fichés, repérés: les juifs, les communistes, les francs-mac'. En ce sens, Pétain n'était que le bon produit marketing à placer pour faire passer la pilule. Le reste suivrait. Et il a suivit, au moins au début. Le petit bout de la lorgnette historique commande de s'attacher à déterminer l'infinie responsabilité de ce vieux canasson. Ceci permet de laisser aux oubliettes de l'histoire les banques, l'Etat-major, l'essentiel de la classe politique de la troisième, qui jouaient le Reich contre une hypothétique chienlie rouge. Un petit cours de rattrapage s'impose.

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