Hé dis...c'est quoi la machine? La chose qui te suce la vie, et t'en donne juste assez pour te la laisser et y revenir...Parce que tu reviens bougre de travaillant, c'est un peu comme ta deuxième famille hein? Il y fait chaud! tu t'y sens pas si mal! en groupe!...en grappes!...entre enflés!...entre frères! On se soutient...comme ça, tu es fort...tu participes au mouvement...le mouvement...tout le temps...on sait pas ce qui se passe quand ça s'arrête...ça fait peur...Alors on continue?
6 mars 2008
U4...aux rayons X
Hé dis...c'est quoi la machine? La chose qui te suce la vie, et t'en donne juste assez pour te la laisser et y revenir...Parce que tu reviens bougre de travaillant, c'est un peu comme ta deuxième famille hein? Il y fait chaud! tu t'y sens pas si mal! en groupe!...en grappes!...entre enflés!...entre frères! On se soutient...comme ça, tu es fort...tu participes au mouvement...le mouvement...tout le temps...on sait pas ce qui se passe quand ça s'arrête...ça fait peur...Alors on continue?
27 février 2008
Poussière d'Uckange
A Saint-Denis, soixante clandestins turcs dénoncés par leurs voisins. A Douai, dix basanés menottés de manière musclée en pleine audience. Les tribunaux en vertu d'une loi de 1983, ont acquis le droit de reconduire les indésirés à la frontière séance tenante..."
"(...) photos sépia "l'image de la guerre"-celle de 14-18 s'entend. Quelques légendes (...) : "Les Spahis gardent leurs coutume: chaque jour le metchoui les réunit." (...) "Les Sénégalais et les Soudanais arrivés en France...sont habillés à la française avec la capote du fantassin et la bourguignotte des tranchées!"
Extrait de "ça n'arrive qu'aux autres" de Bernard Thomas, chronique du Canard Enchaîné du 21.9.1983.
19 février 2008
Steel here
Il est des cathédrales qu'on bichonne et qu'on gratouille au coton tige, qu'on enveloppe et qu'on cageole... Et pi d'autres qui sont autant de verrues au yeux de l'engeance bien pensante, qu'on aimerait oublier, foutre par terre, ensevelir avec les mémoires des bougres qui y ont laissé la chair, la santé, le souffle...Place nette, on y ferait un centre commercial, y aurait un drive-in, un multiplex, pi tiens un parc de loisir...Gogoland c'est bon pour les élections, et fait gicler les pépettes! Sans compter que l'ancien proprio est pas chaud pour raquer le ménage, déjà qu'il a fallu se fendre pour le plan...comment déjà...ha ouais, social!
Ben crac! Niet! A l'inventaire, protégé et tout, à coup d'arrêtés, de machins administratifs, tampons et le reste...pouah...pas vraiment modernes...hé, y parait même que la tour Eiffel ne fait pas que des adeptes?
13 février 2008
Purgatoire des folies
"Cent cinquante-six internements abusifs recensés dans le seul hôpital psychiatriques de Tours de 1971 à 1973, qui dit mieux? (...)
"J'ai été admis sans aucun papier officiel", commente aujourd'hui l'ex-fou toujours aussi furieux, "ce fut ma seule chance, sinon j'y serai peut-être encore". (...)
Si vous n'avez pas compris où le gardien psy de la paix sociale veut en venir, voici quelques lignes d'une étude datée de 1913, signée par l'éminent docteur Dide, inventeur des "idéalistes passionnés" : "Les idéalistes de la beauté originale aboutissent souvent à l'anarchie, les idéalistes de la bonté arrivent au sadisme, les idéalistes de la justice, s'ils sont altruistes, fournissent les réformateurs politiques, les régicides, et constituent, au moment des grands mouvements populaires, de véritables calamités sociales." Ils veulent déranger le monde? Donc ils sont dérangés."
Extrait de "ça n'arrive qu'aux autres" de Bernard Thomas, chroniques du Canard Enchaîné du 17.3.1982.
Si vous n'avez pas compris où le gardien psy de la paix sociale veut en venir, voici quelques lignes d'une étude datée de 1913, signée par l'éminent docteur Dide, inventeur des "idéalistes passionnés" : "Les idéalistes de la beauté originale aboutissent souvent à l'anarchie, les idéalistes de la bonté arrivent au sadisme, les idéalistes de la justice, s'ils sont altruistes, fournissent les réformateurs politiques, les régicides, et constituent, au moment des grands mouvements populaires, de véritables calamités sociales." Ils veulent déranger le monde? Donc ils sont dérangés."
Extrait de "ça n'arrive qu'aux autres" de Bernard Thomas, chroniques du Canard Enchaîné du 17.3.1982.
8 février 2008
La vallée des anges
Bling bling 45 minutes d'arrêt...pour autant de blabla ronflant...c'est le temps consacré par l'hyper pour évoquer Grandange, l'usine d'Arcelor rachetée par l'indien dans la ville, et une énième fermeture à la clef. Et vite on passe à autre chose, on remballe les projos et on file...
Et de s'engager à faire "tout son possible", sans ricaner, avec tes caisses vides, tes poules de luxes et tout ton fatras qui scintille le toc...
Mais qui pense-t-il bouffonner?
800 types sur le carreau Wendel...longue série de privatisation des profits pour autant de socialisation des pertes...vieille habitude du comité des forges...
Uckange, Grandange, la vallée des anges...passe. Dédicace pour eux.
2 février 2008
Machine à remonter le temps
"Un recensement effectué en 1886 comptait 1 126 000 immigrés en France, sans parler des saisonniers. Nos compatriotes, en ces temps reculés, étaient racistes. Des ratonnades avaient lieu parfois, à Marseille par exemple. Contre les Italiens, accusés d'être des pouilleux, de violenter les femmes, de voler leur travail aux bons français. L'une à Aigues-Mortes, en 1881, fit trente morts. Une autre fois en 1911 à Paris, toutes les boutiques d'alimentation ritales et juives, donc tenues par des affameurs étrangers, furent pillées. Heureusement, à force de réciter en choeur "Nos ancêtres les Gaulois", tout finit par s'arranger. (...)"
"Pour tenir à leur place ces êtres que les loubards de banlieue nomment en verlan rebeux, les autorités ont créé des ghettos à leur semblance, où il paraissent prospérer, la cité des Flamands à Marseille, Picon ou la Busserine, talus dégoulinants de boue, vagues terrains de rebut où rient des gosses hâves parmi les baraques à lézardes: des lieux où peut s'épanouir la civilisation qu'ils aiment à base de crasse de misère et d'ignorance. Les gardiens de la paix entourent ces bas-fonds de rondes et de contrôles incessants. Afin que ces hères ne risquent pas d'envahir les logements pour vrais français, où ils élèveraient leurs chèvres dans les baignoires, les municipalités établissent des quotas. Pour que les gosses ne cèdent pas à la tentation de s'assimiler, les enseignants les maintiennent dans les classes poubelles. Question boulot, comme on a pris soin de ne leur laisser acquérir aucune spécialisation, ils n'en trouvent pas. Ce qui démontre à quel point ils sont fainéants. (...)"
"Il a eu deux potes tués, Moussa, à la cité des Flamands : Nouari, abattu par un CRS, au cours d'un "contrôle"; Zaïr, 17 ans, tué par un civil qui lui reprochait d'être trop bruyant. Le CRS a été remis en liberté. Le civil ne risque pas grand-chose. Moussa est ingrat. Il a le droit de vote. Encore faut-il y croire."
Extrait de "ça n'arrive qu'aux autres" de Bernard Thomas, chroniques du Canard Enchaîné du 22.4.1981.
28 janvier 2008
Acide Acier
"Et la France? Eh, bien, c'est triste à dire, mais nous n'avons pas été, jusqu'à présent à la pointe du progrès. On s'est contenté d'appliquer les camisoles chimiques, qui déconnectent la tête du corps, voire la lobotomie (...) parmi d'autres douceurs, sur les sujets récalcitrants. Pour le reste on faisait confiance, à juste titre, sans doute, aux bâtons des agents.
Par chance, tout cela va changer. Une firme américaine, la Farall Instruments (Grand Island, Nebraska), se dispose en effet à commercialiser chez nous une série d'appareils du plus haut intérêts. Ils sont prévus, explique le prospectus, pour soigner toutes les perversions, de l'inceste à la toxicomanie, en passant par la boulimie ou l'exhibitionisme. Ou l'inappétence au travail, pourquoi pas? Le principe est simple: une gégène jumelée à une visionneuse. On vous passe une photo de ce qui vous excite et crac! Une décharge électrique. On comprend vite, à ce tarif là.
On peut même se procurer, pour 55 dollars, un appareil de poche innocemment baptisé "take me along" (...) qui permet à chacun de s'autopunir discrètement. Le self-sévice parfait."
Extrait de "ça n'arrive qu'aux autres" de Bernard Thomas, chroniques du Canard Enchaîné du 28.7.1976.
24 janvier 2008
Rouge Rouille
"Obligation de réserve: une ancienne antienne resurgit. Gare au juge qui prétend y échapper. Silence: on tourne la loi. Tel est le fin mot de la justice à la Peyrefitte. Et pour cela, prends les râleurs et tords-leur le cou.
Trois magistrats du tribunal de Briey (...) gratifiés d'un avertissement pour avoir osé critiquer , au cours d'un meeting, le 14 octobre, le projet de loi Peyrefitte. (...)
Cinq élèves de l'Ecole nationale de la magistrature, à leur tour sanctionnés pour avoir eu le front d'écrire qu'ils n'approuvaient pas la mutation d'office dont avait été victime Jean-Pierre M. , hier magistrat à la chancellerie, coupable de syndicalisme. Partout des juges tancés, menacés, punis, rayés des tableaux d'avancement, reculés, recalés, punis, dessaisis de leurs dossiers, réduits à se tourner les pouces quand, dans les cabinets voisins, les bien-pensant croulent sous les affaires signalées-celles où l'on peut rendre de signalés services aux cousins, aux copains, aux coquins. (...)
Pendant ce temps, à grands placards publicitaires, Peyrefitte part à la pêche aux juges sur mesure, ex-officiers, ci-devant commissaires, avocats défroqués, des gens qu'il va tester, noter, étiqueter afin de s'assurer qu'ils lui obéiront sans réserve, ceux-là, en toute sécurité. En toute liberté. "(...)
Extrait de "ça n'arrive qu'aux autres" de Bernard Thomas, chroniques du Canard Enchaîné du 10.12.1980.
17 janvier 2008
Réceptacle des ruines
"J'en ai rencontré un. Un des premiers, un des meilleurs. Avant de parler avec lui, avant d'observer son travail, je n'avais rien compris au circuit des déchets. Il s'appelait Franco (...)
Les stakeholders mettent en relation les entreprises avec les clans et gèrent, même de loin, chaque étape du processus d'écoulement des déchets. (...)
Quand il marchait, Franco ne regardait pas les paysages mais pensait à ce qu'il pourrait y enfouir. Comme si la surface du globe était un immense tapis et qu'il s'agissait de chercher près des montagnes, au bord des champs, un coin à soulever pour balayer en dessous tout ce qu'on peut. (...)
Tandis qu'un paysan labourait un champ qu'il venait d'acheter, à la limite entre les deux provinces, le moteur de son tracteur commença à tousser, comme si la terre était plus compacte que d'ordinaire. Soudain il vit apparaître des lambeaux de papier sur les côtés du soc. C'était de l'argent. Des milliers et des milliers de billets de banque, des centaines de milliers. Le paysan bondit de son tracteur et se mit à ramasser frénétiquement tous ces restes de billets, un butin caché là par quelque bandit, fruit de quelque gros braquage. Mais c'étaient simplement des billets déchirés et décolorés, triturés, qui provenaient de la banque d'Italie, des tonnes de ballots de billets utilisés qui n'avaient plus de cours légal. Les symboles de la Lire italienne s'étaient retrouvés sous terre, les restes de la vieille monnaie répandaient leur plomb dans un champ de choux-fleurs."
Les stakeholders mettent en relation les entreprises avec les clans et gèrent, même de loin, chaque étape du processus d'écoulement des déchets. (...)
Quand il marchait, Franco ne regardait pas les paysages mais pensait à ce qu'il pourrait y enfouir. Comme si la surface du globe était un immense tapis et qu'il s'agissait de chercher près des montagnes, au bord des champs, un coin à soulever pour balayer en dessous tout ce qu'on peut. (...)
Tandis qu'un paysan labourait un champ qu'il venait d'acheter, à la limite entre les deux provinces, le moteur de son tracteur commença à tousser, comme si la terre était plus compacte que d'ordinaire. Soudain il vit apparaître des lambeaux de papier sur les côtés du soc. C'était de l'argent. Des milliers et des milliers de billets de banque, des centaines de milliers. Le paysan bondit de son tracteur et se mit à ramasser frénétiquement tous ces restes de billets, un butin caché là par quelque bandit, fruit de quelque gros braquage. Mais c'étaient simplement des billets déchirés et décolorés, triturés, qui provenaient de la banque d'Italie, des tonnes de ballots de billets utilisés qui n'avaient plus de cours légal. Les symboles de la Lire italienne s'étaient retrouvés sous terre, les restes de la vieille monnaie répandaient leur plomb dans un champ de choux-fleurs."
Gomorra, Roberto Saviano, 2006.
13 janvier 2008
Panoptique opaque
"Le système a levé en banlieue, telle la pâte à pizza dans une boîte en bois. La municipalité et la région ont cru pouvoir s'opposer à lui en refusant de faire des affaires avec les clans. Mais ça n'a pas suffi. Elles n'ont pas assez prêté attention au phénomène et ont sous estimé le pouvoir des familles, jugeant que c'était l'effet de la dégradation des banlieues, et la Campanie est ainsi la région qui compte le plus de communes mises sous tutelle car infiltrées par la camorra. (...)
Les entreprises appartenant aux clans ont déterminé les plans d'occupation des sols, se sont infiltrés dans les agences sanitaires locales, ont acquis des terrains juste avant qu'ils ne deviennent constructibles, puis fait bâtir des centres commerciaux par des sous-traitants, imposant qu'on respecte les fêtes patronales et qu'on recoure à leurs entreprises de services de cantines scolaires, au nettoyage urbain, des transports au ramassage d'ordures. (...)
Jamais les affaires criminelles n'ont été aussi présentes dans la vie économique d'une région qu'en Campanie au cours des dix dernières années. Contrairement aux groupes mafieux siciliens, les clans de la camorra n'ont pas besoin des hommes politiques, mais ces derniers ont absolument besoin du Système."
Les entreprises appartenant aux clans ont déterminé les plans d'occupation des sols, se sont infiltrés dans les agences sanitaires locales, ont acquis des terrains juste avant qu'ils ne deviennent constructibles, puis fait bâtir des centres commerciaux par des sous-traitants, imposant qu'on respecte les fêtes patronales et qu'on recoure à leurs entreprises de services de cantines scolaires, au nettoyage urbain, des transports au ramassage d'ordures. (...)
Jamais les affaires criminelles n'ont été aussi présentes dans la vie économique d'une région qu'en Campanie au cours des dix dernières années. Contrairement aux groupes mafieux siciliens, les clans de la camorra n'ont pas besoin des hommes politiques, mais ces derniers ont absolument besoin du Système."
Gomorra, Roberto Saviano, 2006.
4 janvier 2008
Voeux de méandres
Gomorra, Roberto Saviano, 2006.
22 décembre 2007
15 décembre 2007
26 novembre 2007
25 novembre 2007
Monstre d'acier
"C’est, sous un certain angle, un immense fantôme. Sous un autre un Moloch, ce dieu des Cananéens que l’on honorait en immolant des enfants que l’on jetait aux flammes. C’est, sous un autre angle, l’apparition de trois géants de charpentes et de tuyaux en haut desquels veillent des sentinelles sur des nacelles dorées, c’est parfois les entrailles de l’étoile de la mort dans la Guerre des étoiles. Tantôt deux énormes tuyaux se coupent dans l’espace comme dans une peinture abstraite et minimaliste à une échelle inconnue. Jeudi soir à Uckange, en Lorraine, le haut-fourneau U4, mis en lumière par le plasticien Claude Lévêque, était un revenant."
Extrait d'un fantôme lorrain, article de Maurice Ulrich, l'Humanité du 22 septembre 2007.
19 novembre 2007
La cathédrale du feu

"Quand le soir tombe sur cette vallée de la Moselle, la silhouette du haut-fourneau U4, à Uckange, se découpe sur le ciel d'une façon assez inquiétante. Ces carcasses métalliques hérissées de tubulures, de cheminées, de passerelles, d'escaliers et de conduites en tous genres, peuvent facilement évoquer un décor pour film noir, voire une fiction fantastique."
Patrimoine industriel, 50 sites en France, éditions du patrimoine 2000.
28 octobre 2007
Bazar en scène
"Que dire de la politique et des grandes affaires internationales? La crise de Berlin, la crise de Cuba, les avions-espions, les navires-espions, le Vietnam, la Corée, les bombes H perdues, les émeutes dans les villes américaines, la famine en Inde, les purges en Chine rouge? Y a-t-il des bons et des mauvais? Des qui mentent et des qui ne mentent pas? Des bons et des mauvais gouvernements? Non, il n'y a rien que des mauvais et des très mauvais gouvernements. Et le grand éclair bleu de chaleur qui nous déchirera une nuit où nous serons en train de baiser, de chier, de lire des bédés ou de coller des images dans un album de chocolat? La mort subite ne date pas d'hier, la mort subite de masse non plus. Nous avons juste affiné le procédé. Des siècles de savoir, de culture et d'expériences, des librairies bien grasses et croulant sous les bouquins; des tableaux qui se vendent des millions; la médecine qui transplante le coeur; impossible de reconnaître un fou d'un homme normal dans les rues, et voilà nos vies entre les pattes d'une bande de crétins. Les bombes ne tomberons peut-être pas; les bombes tomberons peut-être. P'têt ben qu'oui, p'têt ben que non....
Maintenant oubliez-moi, chers lecteurs, je retourne aux putes, aux bourrins et au scotch, pendant qu'il est encore temps. Si j'y risque autant ma peau, il me paraît moins grave de causer sa propre mort que celle des autres, qu'on nous sert enrobée de baratin sur la Liberté, la Démocratie et l'Humanité, et tout un tas de merdes."
Erections, ejaculations, exhibitions and general tales of ordinary madness, Charles Bukowski, 1967.
12 octobre 2007
Left wing down
"Tous les partis de gauche dans les pays industrialisés reposent fondamentalement sur une hypocrisie, car ils affichent de combattre quelque chose dont, en profondeur, ils ne souhaitent pas la destruction. Ils ont des objectifs internationalistes, et en même temps, ils sont bien décidés à maintenir un niveau de vie qui est incompatible avec ces objectifs. Nous vivons tous de l'exploitation des coolies asiatiques, et ceux d'entre nous qui sont "éclairés" soutiennent que ces coolies devraient être libérés; mais notre niveau de vie et donc aussi notre capacité de développement des opinions "éclairées" exigent que le pillage continue.(...) Il serait difficile de river le clou au pacifisme niais des Anglais en moins de mots que dans la phrase: "Vous vous moquez des uniformes qui veillent sur votre sommeil."
The Collected Essays, journalism and letters of George Orwell, London, 1968 cité dans Orwell ou l'horreur de la politique, Simon Leys, 2006 réédition.
21 septembre 2007
Lingua Tertii Imperii
"De 1933 à 1945, Victor Klemperer, professeur juif chassé de l'université de Dresde, tient un journal où il décrit la naissance et le développement d'une langue nouvelle, celle de l'Allemagne national-socialiste. (...)"
"L'effet le plus puissant [de la propagande nazie], ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu'on était forcé d'enregistrer par la pensée et la perception. Le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente."
"(...) le IIIème Reich n'a forgé que très peu de mots, mais il changé la valeur des mots et leur fréquence [...], assujetti la langue à son terrible système, gagné avec la langue son moyen de propagande le plus puissant, le plus public et le plus secret."
"L'effet le plus puissant [de la propagande nazie], ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu'on était forcé d'enregistrer par la pensée et la perception. Le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente."
"(...) le IIIème Reich n'a forgé que très peu de mots, mais il changé la valeur des mots et leur fréquence [...], assujetti la langue à son terrible système, gagné avec la langue son moyen de propagande le plus puissant, le plus public et le plus secret."
La propagande du quotidient Lingua Quintae Respublicae (LQR), Eric Hazan, 2006.
12 septembre 2007
Deus ex machina
"Il faut dire: l'économie de marché, rien ne prouve qu'elle a des défauts, rien ne prouve qu'elle a une défectuosité intrinsèque, puisque tout ce qu'on lui attribue comme défaut et comme effet de sa défectuosité, c'est à l'Etat qu'il faut l'attribuer. Eh bien, faisons l'inverse et demandons à l'économie de marché bien plus que ce que qui lui avait été demandé au XVIIIe siècle, car au XVIIIe siècle on demandait à l'économie de marché, quoi? De dire à l'Etat: à partir de telle limite, quand il s'agira de telle question et à partir des frontières de tel domaine, là tu n'interviendras plus. Ce n'est pas assez disent les ordolibéraux. Puisqu'il s'avère que l'Etat de toute façon est porteur de défetuosités intrinsèques et que rien ne prouve que l'économie de marché en a, des ces défauts, demandons à l'économie de marché d'être en elle-même non pas le principe de limitation de l'Etat, mais le principe de régulation interne de l'Etat de bout en bout de son existence, et de son action. Autrement dit, au lieu d'accepter une liberté de marché définie par l'Etat et maintenue en quelque sorte sous surveillance étatique (...) il faut entièrement retourner la formule et se donner la liberté de marché comme principe organisateur et régulateur de l'Etat, depuis le début de son existence jusqu'à la dernière forme de ses interventions. "
Leçon du 7 février 1979, Naissance de la biopolitique, Cours au Collège de France, Michel Foucault.
"On peut dire jusqu'à un certain point, que la critique économiste que les néolibéraux essaient d'appliquer à la politique gouvernementale, c'est bien là aussi, de filtrer toute action de la puissance publique en termes de contradiction, en terme de défaut de consistance, en termes non-sens. La forme générale du marché devient un instrument, un outil de discrimination dans le débat avec l'administration. Autrement dit, dans le libéralisme classique on demandait au gouvernement de respecter la forme du marché et de laisser faire. Là, on retourne le laissez-faire en un ne-pas-laisser-faire le gouvernement, au nom d'une loi du marché qui va permettre de jauger et d'apprécier chacune des activités. Le laissez-faire se retourne ainsi, et le marché n'est plus le principe d'autolimitation du gouvernement, c'est un principe qu'on retourne contre lui. C'est une sorte de tribunal économique permanent en face du gouvernement. Alors que XIXe siècle avait cherché à établir, en face et contre la démesure gouvernementale, une sorte de juridiction administrative qui permettait de jauger l'action de la puissance publique en termes de droit, on a là une sorte de tribunal économique qui prétend jauger l'action du gouvernement en termes strictement d'économie de marché."
Leçon du 21 mars 1979, Naissance de la biopolitique, Cours au Collège de France, Michel Foucault.
Leçon du 7 février 1979, Naissance de la biopolitique, Cours au Collège de France, Michel Foucault.
"On peut dire jusqu'à un certain point, que la critique économiste que les néolibéraux essaient d'appliquer à la politique gouvernementale, c'est bien là aussi, de filtrer toute action de la puissance publique en termes de contradiction, en terme de défaut de consistance, en termes non-sens. La forme générale du marché devient un instrument, un outil de discrimination dans le débat avec l'administration. Autrement dit, dans le libéralisme classique on demandait au gouvernement de respecter la forme du marché et de laisser faire. Là, on retourne le laissez-faire en un ne-pas-laisser-faire le gouvernement, au nom d'une loi du marché qui va permettre de jauger et d'apprécier chacune des activités. Le laissez-faire se retourne ainsi, et le marché n'est plus le principe d'autolimitation du gouvernement, c'est un principe qu'on retourne contre lui. C'est une sorte de tribunal économique permanent en face du gouvernement. Alors que XIXe siècle avait cherché à établir, en face et contre la démesure gouvernementale, une sorte de juridiction administrative qui permettait de jauger l'action de la puissance publique en termes de droit, on a là une sorte de tribunal économique qui prétend jauger l'action du gouvernement en termes strictement d'économie de marché."
Leçon du 21 mars 1979, Naissance de la biopolitique, Cours au Collège de France, Michel Foucault.
7 septembre 2007
Stratagemma del poliziotto
"- Dottore, on agit comme dans les films américains, ceux où le shérif fait comme ça lui chante, putain, parce que la liggi, la loi, dans ces coins-là, chacun se la bricole. Alors que chez nous, il y a des règles qui...
-Je le sais très bien qu'il y a des règles! Mais tu sais comment elles sont tes règles? Elles sont comme le pull-over de laine que me fit ma tante Cuncittina. (...)
-Le pull-over?
-Oh que oui, monsieur. Quand j'avais une quinzaine d'années, ma tante Cuncittina me fit un pull-over de laine. Mais comme elle ne savait pas tricoter, le pull avait des mailles larges qu'on aurait dit des pertuis, tantôt des mailles trop serrées, et il avait un bras trop court et un autre trop long. Et moi, pour me l'ajuster, je devais d'un côté le tirer, de l'autre le remonter, tantôt le serrer et tantôt l'élargir. Et tu sais pourquoi je pouvais le faire? Parce que le tricot s'y pretait, il était en laine, et pas en fer. Tu m'as compris?
-Parfaitement. Donc, c'est comme ça que pense vosseigneurie?
-C'est comme ça que je pense."
La primera indagine di Montalbano, Andrea Camilleri (2004).
31 août 2007
Requiem des innocents
"Les journaux publièrent une belle photographie de la zone. Puis jour après jour, chaque baraque séparément. Puis nos portraits. Puis nos biographies. Puis je ne sais quoi encore...Ils s'en donnaient les baveux! Ils devaient travailler jour et nuit, pour sûr. Il y eut des foules de pétitions signées et contresignées de cent beaux paraphes. Notre cas faisait fureur. La ville épouvantée réclamait en son âme et conscience que l'on fît de nous des errants, des bohémiens, chassés de pays en pays. Crevant de route en route. Chassez la racaille! C'était le mot d'ordre. L'occupation du jour. La ville mettait son courage à dénoncer à plein gosiers l'abcès d'un de nos quartiers. J'ignore à qui nous dûmes de ne pas connaître la chiourme"
(...)
"Les curieux se radinaient par groupes de dix ou quinze. Ca devait les affrioller de venir ainsi se frotter de près aux gouapes. Par groupes compacts ils débarquaient. On ne voyait pas de solitaire. Jamais. En s'isolant trop ils devaient redouter de dérouiller un peu. Ils restaient ensemble. Les uns contre les autres. Impatients de tout voir. Foireux comme pas un. De gras messieurs débitaient des sornettes à de belles putains en manteaux de fourrure. Nous n'avions jamais vu autant de population à la fois. Ca déréglait notre vie, cette cohue incessante et soudaine. Nous étions plus à l'aise. On se trouvait tout désorientés avec ces lopes au milieu de nous, qui péroraient par-ci, par-là, sans arrêt. Ca faisait du boucan supplémentaire. On ne s'y reconnaissait pas, nous autres. Ca foutait tout en l'air. On se demandait ce qui allait résulter de ce grand remue-ménage."
Requiem des innocents, Louis Calaferte (1952).
(...)
"Les curieux se radinaient par groupes de dix ou quinze. Ca devait les affrioller de venir ainsi se frotter de près aux gouapes. Par groupes compacts ils débarquaient. On ne voyait pas de solitaire. Jamais. En s'isolant trop ils devaient redouter de dérouiller un peu. Ils restaient ensemble. Les uns contre les autres. Impatients de tout voir. Foireux comme pas un. De gras messieurs débitaient des sornettes à de belles putains en manteaux de fourrure. Nous n'avions jamais vu autant de population à la fois. Ca déréglait notre vie, cette cohue incessante et soudaine. Nous étions plus à l'aise. On se trouvait tout désorientés avec ces lopes au milieu de nous, qui péroraient par-ci, par-là, sans arrêt. Ca faisait du boucan supplémentaire. On ne s'y reconnaissait pas, nous autres. Ca foutait tout en l'air. On se demandait ce qui allait résulter de ce grand remue-ménage."
Requiem des innocents, Louis Calaferte (1952).
30 août 2007
Black hole
"-Alors c'est un vilain monde? Selon vous?
-C'est à dire qu'il est sadique, réactionnaire, en plus de tricheur et gogo...il va au faux, naturellement...il aime que le faux!...les étiquettes, les partis, les latitudes y changent rien!...il lui faut son faux, son chromo, en tout, partout!...s'il s'occupe de Van Gogh maintenant, c'est pour sa valeur qu'il a pris et parce que le "dur" baisse! Les écrivains n'est-ce pas, leurs livres prennent pas de "valeur" en vieillissant!...les écrivains je vous le racontais, ont pas réagi devant le cinéma...ils ont fait mine de gens convenables qui devaient pas s'apercevoir...comme si n'est-ce pas dans le salon, une jeune fille avait loufé...ils ont enchaîné, mine de rien, tartiné de plus belle!...ils ont redoublé de "beau style"...de "périodes"...de phrases "bien filées"...selon la même vieille recette qu'ils tenaient des jésuites...amalgamée d'Anatole France, de Voltaire, de René, de Bourget...ils ont seulement ajouté un peu beaucoup de pédérastie...des kilos de ficelles policières pour se rendre "Gidiens-comme-il-faut", "freudiens-comme-il-faut, "indic-comme-il-faut"...mais toujours en "chromos" tout ça!...n'est-ce pas?...que des innovations conformistes!..."engagés" bien sûr! et comment!...et jusqu'au scrotum!...à trois, quatre, cinq, six partis, absolument surprenants!...mais pas un sortant du "chromos", du tonnerre de Dieu Saint-Sulpice!...jamais!...fidèles! "la formule"!
"N'importe qui du lycée vous bâcle un Goncourt en six mois! un bon passé politique, un bon éditeur, et deux, trois grands-mères, un peu partout en Europe, et c'est enlevé!
-Vous rabâchez Monsieur Céline!
-Oh, pas assez! jamais assez!"
Entretiens avec le professeur Y, Céline (1955).
23 août 2007
Viva l'aspidistra!
(...)
"Car si, durant les jours insouciants de l'été,
Nous avons putassé dans les bosquets d'Astarté,
Repentants à présent que soufflent les vents froids;
Nous nous agenouillons devant notre maître légitime;
Le maître de tout, le dieu Argent,
Qui gouverne en nous et le sang et la main et l'esprit
Qui donne le toit pour protéger du vent,
Et, en donnant, reprend;
Qui épie avec un soin jaloux et vigilant
Nos pensées, nos rêves, nos secrètes tendances,
Qui choisit nos mots et coupes nos vêtements,
Et trace le plan de nos jours;
Qui refroidit notre colère, réprime notre espoir,
Et achète nos vies et paie en babioles,
Qui exige en tribut qu'on manque à sa parole,
Qu'on accepte les insultes, qu'on étouffe les joies; (...)
Keep the Aspidistra Flying, George Orwell (1936).
17 août 2007
Junk funds
"Un nommé Hines, l'a qué'q chose comme trente mille arpents de pêches et de la vigne, une usine de conserves et un pressoir. Toujours est-il qu'il arrêtait pas de parler de ces salauds de rouges. "Ces salauds de rouges, ils mènent le pays à sa perte" qu'il disait; et aussi "faut les foutre dehors, ces cochons de rouges". Et il y avait un jeune gars qui venait juste d'arriver de l'ouest, et qu'était là à écouter et un beau jour il fait: " M'sieur Hines, y a pas longtemps que j'suis là; j'suis pas bien au courant, qu'est-ce que c'est au juste ces salauds de rouges?" Alors Hines lui dit comme ça: "Un rouge, c'est n'importe quel enfant de garce qui demande trente cents de l'heure quand on en paie vingt-cinq!" Alors, voilà le petit gars qui réfléchit un bout, qui se gratte la tête et qui dit: "Mais nom d'un chien, m'sieur Hines, j'suis pas un enfant de garce, mais si c'est ça un rouge, eh ben moi, je veux bien avoir trente cents de l'heure. Tout le monde le veut. Eh bon Dieu alors on est tous des rouges, m'sieur Hines."
Les raisins de la colère, John Steinbeck (1939).
2 août 2007
Persienne lumineuse
Le flot déambule, dans un joyeu désordre estival...oublier un peu la machine...insouciance, décandance contenue, léger, éthéré...Mais....l'oeil noir te guette, et t'attend à la sortie de la ruelle...clac! La récré est déjà terminée. Tu avais presque oublié...Boaf, tu as pigé qu'il te faudrait désormais te contenter des miettes qui tombent de la table. Tu diras merci à la dame, encore!
25 juin 2007
Nombril cathodique
Il nous faisait quand même bien marrer le hublot nombrilique, le vasistas sur la lucarne et sa cohorte de minettes l'air de pas y toucher...et lui son petit air pincé, un rien frocard. N'empêche qu'à jouer un pied dedans/dehors il a ripé de temps en temps, sans doute. M'enfin maintenant qu'ils l'ont muré plus moyen de se gausser derrière le plan B. Ne serait-ce que cela, c'est déjà laxatif.
22 juin 2007
Rosée glaciale
Ebloui par une lumière rasante le faucheur volontaire battait la campagne à la recherche d'une chaumière hospitalière. Traqué par la ligue des paysans productivistes gorgés de subventions de la PAC et défoncés aux pesticides, il détalait sans s'apercevoir que sous la glace, des barbelés tranchant attendaient sa chair.
31 mai 2007
Camembert
Drôle de lumière sous la verrière de la gare d'Antwerpen...du bleu et du brun...presque une préfiguration de la représentation nationale...boaf! Juste de quoi inciter à prendre le train.
18 mai 2007
Adeline en croisière...
Bon ben voilà on a la gueule de bois...mais le show must go on. Alors pour ceux qui rêvent d'une petite croisière, voici Adeline. Doucement les jeux de mots derrière...Equipage phillippin accueillant et chaleureux, cargaison de céréales complètes (bon pour le transit) et aller simple pour le Mali sans escale par Malte cette fois.
6 mai 2007
Le jour d'avant la France d'après
En attendant le coup de grâce... présidentielle ....hum.
Bon une info de dernière minute:
Mauvaise nouvelle pour le business, la formule du béton de 4ème génération Bouygues n'est pas au point. La preuve rapportée par un ouvrier sur le chantier (qui nous transmet ce cliché) du prototype de centre de rééducation par le génome. Va falloir mettre les bouchées doubles pour assumer les commandes les gars. Allez banzaï!
27 avril 2007
Intermède
Un train peut en cacher un autre…Le suivant promet d’être fameux. Bécassine et le grand méchant loup mènent la danse, dans un sublime parfum de fin de règne pour nos idéaux démocrates. On irait plus vite en se greffant un caddie tiens !
Ha ça ! Une bonne gueule de bois. Enfin je me marre en pensant à ceux qui pensaient sortir la vaseline plus tard. Vais repasser une commande là…
On se mettra en série après...
19 avril 2007
Intermède
Comment ne pas finir la PC autrement que par un tunnel...Pause, aquatique et molle...flasque? Apaisante ou empoisonnée? Les deux, c'est pire!...
Que cachent les petits picots de la petite chose bleue et laiteuse, au top dans les sondages de l'apaisement sécuritaire de son bocal?
Réponse dimanche, on vide la flotte.
Il sera toujours temps de pêcher une autre série...
16 avril 2007
La Petite Ceinture

Quand un tunnel peut en cacher un autre.
"A force de le dévaloriser, de donner moins à ceux qui travaillent et plus à ceux qui vivent de l'assistanat, de renoncer à aider ceux qui le veulent à trouver un emploi, la France est devenue le pays qui travaillent le moins en Europe. Etablir la règle du donnant-donnant pas d'assistanat mais des droits et des devoirs: faites moi confiance pour incarner le Peuple et l'Etat." (cadavre exquis à base d'extraits de discours de campagne de S. Royal et N. Sarkozy).
8 avril 2007
La Petite Ceinture
En équilibre sur un rail, on flagelle, à la manière des minots qui jouent à se faire peur sur les bords de trottoirs, imaginant des précipices de part et d'autre.
Et puis l’embûche. Il faut choisir une voie...le rêve se dissipe. ,Seront-nous raisonnables ? utiles ? Poil à gratter ? Bras d’honneur ?
En tout cas, le sens caché de ces voies impénétrables, semble indiquer le centre...lieu de vide? Pas tout à fait.
28 mars 2007
La Petite Ceinture
Une petite excentricité s'est glissée entre le ballast, les tirfonds et la ferraille. Un ersatz de plans génotico-bidouillé qui a échappé aux fourches caudines de la moustache présidentiable. Portée par le vent et les pluies acides, les mauvaises graines se sont faufilées entre les griffes de la milice pour débouler dans ce seul refuge de paix: la PC. Depuis, elle prolifère, envahit, vocifère et attaque. Seul Airhole nous tirera de ce mauvais plan.
14 mars 2007
La Petite Ceinture

Prendre la peine de lever la truffe, pointer du groin loin au dessus de son petit quant à soi, est sans doute, et de loin, l’exercice le plus difficile pour nous autres scoliotiques du quotidien. Pourtant de temps en temps, si on s’y laissait prendre, on pourrait y voir de curieux signes laissés par je ne sais quel architecte fada.
Ainsi ce « H », qui à une certaine heure de la journée, laisse filtrer sous ses pattes un trait de lumière. En le suivant vous connaîtrez alors la voie de la vérité…l’enseigne crasseuse d’un rade de quartier où le bougre d'archi réalisait ses croquis dans les miettes et la bière, complètement rincé au blanc-limé.
Ainsi ce « H », qui à une certaine heure de la journée, laisse filtrer sous ses pattes un trait de lumière. En le suivant vous connaîtrez alors la voie de la vérité…l’enseigne crasseuse d’un rade de quartier où le bougre d'archi réalisait ses croquis dans les miettes et la bière, complètement rincé au blanc-limé.
3 mars 2007
La Petite Ceinture
Le spectacle lasse!...on s'en fout!...on regarde ailleurs...même l'écume a un goût de rance...Tout cela mérite un instantané, juste pour saisir au vol quand tout s’effrite...Parce qu'ainsi, on pourra pas dire qu'on avait des mémoires de poisson rouge...à tourner dans notre bocal, on finira bien par faire un pas de crabe.
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