Voilà voilà que ça recommence...on la croyait passée la grosse Bertha financière, tu parles! Un amuse gueule pour tester l'appétit...Cette fois c'est "joue avec les Pigs"...plouf! plouf! Ce sera toi le petit cochon! Bhâââ....tu as laissé une pas belle dette derrière toi...manque de pot tu peux pas faire rouler la planche à billets. Le club de Bruxelles te lâche en route...en serrant le string pour qu'on regarde pas trop dans leur gamelle...Alors voili ta note qui dégringole! Du BBB pour commencer. Et si tu mets pas la piétaille à ta botte ce sera du CCC...C'est pas de l'andouillette ça mon pote! Tire dans la foule! Tu verras si ton rating décolle... Sinon bouffe toi les méchants taux d'usure....Et au suivant! Stratégie du choc vous disiez? Et bien, cela fonctionne à merveille. Tant qu'ils gagnent ils jouent...La question c'est jusqu'où, parce que pour le moment rien, absolument rien ne peut arrêter l'engin.
8 mai 2010
17 avril 2010
Le style aux commandes
"Annonçant que le ministère du commerce s'apprête à lever l'interdit sur les pantalons à revers, la publicité d'un tailleur salue cet évènement comme "le premier acompte de la liberté pour laquelle nous nous battons".
Si nous nous étions vraiments battus pour les pantalons à revers, j'aurais dans doute penché pour les forces de l'axe. Les revers ne servent à rien, sauf à récolter la poussière, et ils ne présentent aucun avantage, sauf les six pence qu'on y retrouve parfois quand on les nettoie. Mais, sous le cri de jubilation de notre tailleur, il y a une arrière-pensée: d'ici peu l'Allemagne sera vaincue, la guerre pratiquement finie, le rationnement moins strict, et on assistera alors au retour fracassant du snobisme vertimentaire. Voilà un espoir que je ne partage pas. Plus tôt cessera le rationnement alimentaire et plus je me réjouirai. Mais je ne voudrais voir le rationnement vestimentaire se poursuivre jusqu'à ce que les mites aient le dernier smoking et que les ordonnateurs de pompes funèbres eux-mêmes aient abandonné le haut-de-forme. Il me serait indifférent de voir la nation tout entière porter des uniformes teints pendant cinq ans si c'était le moyen d'éradiquer l'une des principales sources de snobisme et de jalousie. Le rationnement vestimentaire n'a pas été conçu dans un esprit démocratique, mais il a tout de même entraîné une certaine démocratisation. Si les pauvres ne sont pas beaucoup mieux habillés, du moins les riches sont-ils plus miteux. Et comme aucun véritable changement structurel ne se produit dans notre société, le nivellement qu'engendre mécaniquement une simple pénurie vaut toujours mieux que rien."
Georges Orwell , Chronique du 4 février 1944 (A ma guise, chroniques 1943-1947).
21 mars 2010
Ceux qui osent....
"En réalité, c'est l'interventionnisme des États et l'affaiblissement des disciplines du capitalisme à notre époque qui ont empêché les marchés de jouer leur rôle régulateur."
"Les décisions financières à notre époque sont prises par des manageurs non capitalistes - des salariés - et pas par de vrais capitalistes, c'est à dire des propriétaires responsables et soucieux d'éviter la faillite de leurs entreprises."
"En définitive, revenir au capitalisme, c'est revenir à une véritable éthique sociale qui est malménée par l'interventionnisme étatique. En effet, le capitalisme peut se définir comme un système de droits de propriété légitimes et il repose sur l'exercice de la responsabilité individuelle. En tant que tel, il est seul système social dont les fondements sont de nature morale."
Le Monde daté du 20 mars 2010, Pascal Salin "Revenir au véritable capitalisme c'est l'étatisme qui a nourri la crise".
8 mars 2010
L'ordinaire conspiration
"Avec la permission d'une correspondante, je vais citer quelques passages d'une lettre d'instructions qu'elle a reçue il y a peu d'une école de journalisme bien connue (London School of Journalism) :
"Un grand nombre de vos lecteurs seront des gens qui n'ont pas du tout envie de considérer les employeurs comme esclavagistes et des méchants capitalistes de la société (...) Écrivez simplement et avec naturel, sans essayer de faire de longues phrases ni d'utiliser de grands mots. Rappelez-vous que le but est de divertir. Aucun lecteur, après une journée de travail, n'aura envie de lire une liste des doléances de quelqu'un d'autre. Mettez un frein à votre désir de parler des "maux" de l'industrie minière. Il y a des millions de personnes qui n'oublieront jamais que les mineurs ont fait grève tandis que nos fils et maris se battaient contre les allemands. Où seraient les mineurs si les troupes avaient refusé de se battre? Je mentionne ceci pou vous aider à voir les choses sous un angle différent. Je vous déconseille d'écrire sur des sujets à controverse. Ils sont difficile à vendre. Une description simple de la vie des mineurs a bien plus de chance. (...)
Le lecteur moyen accepte volontiers qu'on lui parle d'autres modes de vie que le sien - mais, à moins d'être un imbécile ou un gredin, il ne prêtera l"oreille à de la propagande partiale. Oubliez donc vos griefs et dites-nous un peu comment vous vous débrouillez dans un village minier typique. Un des magazines féminins acceptera certainement de lire un article sur ce sujet écrit par une ménagère." (...)
Le lecteur moyen accepte volontiers qu'on lui parle d'autres modes de vie que le sien - mais, à moins d'être un imbécile ou un gredin, il ne prêtera l"oreille à de la propagande partiale. Oubliez donc vos griefs et dites-nous un peu comment vous vous débrouillez dans un village minier typique. Un des magazines féminins acceptera certainement de lire un article sur ce sujet écrit par une ménagère." (...)
Il ne s'agit pas d'un complot capitaliste voilé pour droguer les ouvriers. La personne qui a écrit cette lettre peu soignée n'est pas un sinistre conspirateur mais simplement un âne (ou une ânesse, je dirais, d'après le style) sur lequel des années de bombardements et de privations n'ont eu aucun effet. Cette lettre démontre à quel point les habitudes mentales d'avant guerre sont des mauvaises herbes à la vitalité invincible."
Georges Orwell, Chronique du 6 octobre 1944 (A ma guise, chroniques 1943-1947).
11 février 2010
Au large
Les seasteaders libertariens sont les héritiers de cette tradition visionnaire, mais ils trahissent leur politique de classe en la dégradant. Ils rendent presque leur critique radicale nostalgique de rêves ennemis grandioses. Leurs monolithes intransigeants de l'architecture fasciste et stalinienne témoignaient des ambitions gigantesques monstrueuses de leurs commanditaires. Mais si New Utopia, le plus fou des seasteads libertariens, teinte son Miami-isme terne de juste ce qu'il faut de barbe à papa Vegas pour laisser entrevoir un baroque anémié, Freedom Ship est un centre commercial flottant à l'allure d'hôtel méditerranéen de milieu de gamme. Mais la défaite de l'imagination utopique n'est nulle part plus frappante que dans les projets de ville flottante toujours influents, bien qu'enterrés depuis longtemps, d'Atlantis Project.
C'est un rêve libertarien. Des quartiers hexagonaux d'appartements carrés bordurés conventionnellement de minuscules parcs bien peignés et des marinas merveilleusement monotones, l'âme d'une banlieue de Floride. C'est la gated community ultime, conçue non pour les très riches et certainement pas pour les très puissants, mais pour ceux qui le sont moyennement. En tant qu'utopie, Atlantis Project fait pitié. Passée son unique raison d'être, sa situation sur les mers, il est tragiquement dénué de toute ambition, estropié par l'anxiété de classe, nostalgique, pas même d'un glorieux passé mythique, mais de fausse vertu anonyme de fifities fantasmées. Ce n'est pas une vision de la classe dirigeante, plutôt la rêverie plaintive d'une petite bourgeoisie apeurée qui, face à ce qu'elle percoit comme problèmes sociaux, n'a trouvé que cette solution boudeuse: fuir, faire voile vers un crépuscule sans impôts.
China Miéville, Utopies flottantes in Paradis infernaux, les villes hallucinées du néo-capitalisme 2008.
29 janvier 2010
Ce qu'il en restera....
"Votre avion commence sa descente, vous êtes littéralement scotché au hublot. La scène est proprement stupéfiante: un archipel d'îles aux tons coralliens forme un puzzle presque complet de 60km² imitant les contours d'une mappemonde. Des eaux vert émeraude et peu profondes qui séparent les continents surgissent les silhouettes immergées des pyramides de Gizeh et du Colisée romain."
(...)
"Alors que l'avion vire lentement en direction du désert, un spectacle encore plus invraisemblable vous coupe le souffle: d'une forêt de gratte-ciels chromés surgit une tour de Babel d'une hauteur invraisemblable-huit cent mètres, plus haut que deux Empire State Building empilés l'un sur l'autre. Vous n'avez pas fini de vous pincer l'avant-bras que l'avion atterri: le centre commercial de l'aéroport vous accueille, offrant aux regards concupiscents des montagnes de sacs Gucci, de montres Cartier et lingots d'or d'un kilo pièce. "
(...)
"Votre hôtel en forme de méduse, l'Hydropolis se situe à vingt mètres sous la mer. Chacune des deux cent vingt luxueuses suites est équipée de murs plexiglas qui offrent une vue spectaculaire sur les évolutions de gracieuses sirènes et sur le célèbre "feu d'artifice sous-marin": un show hallucinant "d'eau, d'air et de sable tourbillonnant éclairé par un jeu de lumière sophistiqué."
(...)
"Bienvenue dans cet étrange paradis. Mais où êtes-vous donc? Dans le nouveau roman de Margaret Atwood, dans la suite posthume du blade runner du Phillip K. Dick ou dans la tête d'un Donald Trump sous acide? Erreur. Vous êtes à Dubaï, ville-État du Golfe persique, en 2010."
Le Stade Dubaï du capitalisme, Mike Davis, in Paradis Infernaux Les villes hallucinées du néo-capitalisme 2008.
16 janvier 2010
Du bon du côté du bistouri
"Il y eut un petit déclic. Tout cela était très paisible. C'aurait tout aussi bien pu être la minuterie automatique, ou alors le réflecteur métallique de la lampe qui chauffait. C'était rassurant, cela calmait sauf que lorsque je recommençais à y songer, je décidai que tout ce qu'ils étaient en train de faire pour moi était inutile. Je me dis qu'au mieux l'aiguille laisserait des cicatrices pour le restant de mes jours. Ce n'était déjà pas mal, mais n'était rien encore à côté de ce qui me tracassait, c'était qu'ils ne savaient absolument pas comment s'occuper de moi. Je le sentais dans leurs discussions et dans la façon dont il me traitaient. Ils hésitaient, ils étaient mal à l'aise et pourtant, rien de tout cela ne les intéressait: je les rasais. Et, pour finir, rien de ce qu'ils faisaient n'avait d'importance. Il fallait seulement faire quelque chose. N'importe quoi. Ne rien faire n'aurait pas été professionnel.
On expérimentait sur les pauvres et si ça marchait, on étendait le traitement aux riches. Quand ça ne marchait pas, on se disait que des pauvres, il y en aurait toujours assez pour continuer à expérimenter autre chose."
Charles Bukowski, Souvenirs d'un pas grand chose, 1982.
3 janvier 2010
2010...et il ne s'est rien passé...
Allez-y, basculez les résolutions et tout le tremblement. 2010 s'installe et il ne s'est strictement rien passé, la finance crise toujours un peu, les bonus sont toujours bien distribués, les Stasunis sont toujours en guerre, les conférences climato-chose ne servent décidément à rien, Battisti court toujours mais moins vite, les chroniqueurs racontent encore les mêmes insanités en boucle, le parti socialiste continue de flotter quelque part...Seul point d'encrage dans ce néant, nos petites Friches. Ouf!..On a encore un peu de stock pour alimenter cette année. Alors tous mes vœux et belles balades.
8 décembre 2009
Retour à la terre
"Il s'agit à la fois de sélectionner les animaux pour leur faire produire d'avantage de nourriture et de lait. Mais aussi, d'une certaine façon, de sélectionner les humains. Vissac, dans son grand livre-testament, note sans état d'âme apparent que la décision a été prise de partager les paysans en trois catégories, l'une devant disparaître, une deuxième devant être aidée par l'État à se "moderniser", et la troisième, déjà assez puissante pour se contenter d'un "accompagnement" vers les lendemains qui chantent. Ce qui donne: "Cette répartition correspond à un véritable processus de sélection, humaine celle-là. Elle n'est plus de l'ordre de l'évolution sociale lente, mais correspond à une véritable décision imposée par une génération humaine qui précède et à celle qui suit."
In Bidoche, page 251, Fabrice Nicolino, édition les liens qui libèrent, 2009.
7 décembre 2009
Alter ego
"Je les regardai sortir de l'eau: on luisait de partout, on avait la peau douce et on était jeunes, on ne savait pas la défaite. Je voulais qu'ils veuillent de moi. Mais je refusais que ce soit par pitié. Et pourtant, malgré leurs corps et leurs esprits lisses et intacts, il leur manquait quelques chose: au fond, rien ne les avait jamais éprouvés. Lorsque, pour finir, l'adversité se mettrait de la partie, il serait peut-être trop tard. Ou alors, elle frapperait trop fort. Alors que moi, j'étais prêt. Enfin, peut-être."
Souvenirs d'un pas grand-chose, Charles Bukowski, 1982.
24 novembre 2009
Oscillations endolories
Jouer à cache-cache avec son écorce c'est quand ton corps te joue des tours de cochons. Elle prend les commandes cette damnée enveloppe! Et gagne du terrain... Le cocktail chimique avoue ses limites. Le face à face aura lieu et il faut ruser quand l’ennemi est à l’intérieur. Combat solitaire malgré toutes les empathies...
Quand il prend terre, le laisser faire. Ne plus lutter, c’est inégal. A ce train on s’use. Devenir de bois. Plonger ses racines au plus profond de soi. Laisser flotter ses feuilles, déployer ses ramifications.... Compter les battements de sève. Attendre et mystifier son cerveau.
A-t-on déjà vu des arbres devenir funambules ? On voit des choses là bas…dont on ne soupçonne pas. Heureux ceux qui ne les connaissent pas, alors ils imaginent.
13 novembre 2009
Aux crochets des hommes
"La chimie a fait des progrès considérables, et nous pouvons savoir ce qui, dans la viande, les fromages, le beurre, donne leur goût à ces produits. Par conséquent, on peut extraire ces substances chimiques et les remttre dans, par exemple, des viandes artificielles. On fait du jambon, on fait du bifteck, on fait ce qu'on veut avec ces produits là."
"Au lieu de laisser les enzymes agir dans nos estomacs, eh bien on peut injecter les enzymes dans la carcasse de l'animal et leur laisser fairele travail d'attendrissement avant consommation (...) On pourrait, si on le désirait, prédigérer l'animal, en quelque sorte, et rendre les morceaux plus tendres dans l'assiette."
1 novembre 2009
Culture hors sol
Le 104, enclave culturelle du 19ème arrondissement Parisien, périclite: "Mais comment faire décoller le lieu ? Cantarella et Fisbach demandent qu'on leur donne du temps. Et un peu plus d'argent. L'enveloppe actuelle de 8 millions d'euros, à laquelle il faut ajouter quelque 2,5 millions d'euros de ressources propres (location d'espace, mécénat), ne suffirait pas." Le Monde, 31.10.09.
Et combien encore? 8? 10? 12? Qui dit mieux? Et qu'on me fasse pas le coup du poujadisme rampant...Comme si un gros chèque allait régler le problème...Faire de la culture hors sol à coup de carnet d'adresse et de réseaux, au mépris du contexte local de l'arrondissement, à la barbe des services publics de base et nappée de sophistication glacée. Voilà le concentré de jacobinisme...la culture d'État. La recette miracle? Embaumez moi ça les croquemuches!
Et combien encore? 8? 10? 12? Qui dit mieux? Et qu'on me fasse pas le coup du poujadisme rampant...Comme si un gros chèque allait régler le problème...Faire de la culture hors sol à coup de carnet d'adresse et de réseaux, au mépris du contexte local de l'arrondissement, à la barbe des services publics de base et nappée de sophistication glacée. Voilà le concentré de jacobinisme...la culture d'État. La recette miracle? Embaumez moi ça les croquemuches!
Bastion...baston!
Bastion, forteresse, citadelle...c'est le déluge pour désigner cet autre château fort de la mythologie sociale que fut Renault-Billancourt. Quand le site ferme en 1993 le département des Hauts de Seine décide de trier sur le volet quelques photographes pour immortaliser le paquebot, sentant bien que la pelleteuse n'était pas loin. Seulement la visite se fait à "objectif guidé" et sous haute surveillance. La direction de Renault ne tient pas à ce qu'on sacralise le panthéon de la lutte syndicale. S'il y avait moyen de lisser tout ça et qu'on ne retienne que la gloire industrielle...le reste? Aux oubliettes de l'histoire...sans blagues...le mur est tombé. Bref cette première visite sera sertie, rivetée, expurgée. De fait, Billancourt restera, avant sa mise à mort définitive, assez largement et efficacement soustraite aux regards indiscrets. L'étau se desserrera à peine 10 ans plus tard, juste avant que le navire ne soit sabordé.
Rien d'étonnant me direz-vous? Depuis 1984 on sait bien que rien ne vaut un bon contrôle de l'histoire pour faire passez la pilule. Certes. Depuis il y a eu le Technocentre, opportunément surpassé par France Télécom. Au suivant.
14 octobre 2009
Principe de soutènement
C'est à se demander comment l'édifice tient encore. Depuis l'après-guerre, l'un des principaux point de tension du régime politique italien peut grossièrement se résumer à un combat entre l'état de droit et la nébuleuse oligarchie-mafia. Pour être parfaitement lucide, il s'agirait plutôt d'un contingentement chaotique par la justice des assauts réguliers du cartel politico-mafieux contre les principes républicains, au premier rang desquels figure l'égalité devant la loi. Et c'est précisément au visa de ce principe républicain que la Cour Constitutionnelle italienne a annulé il y a quelques jours une loi ordinaire et sur mesure, prévoyant notamment l'irresponsabilité pénale du président du Conseil. C'est une indéniable et temporaire victoire de l'état de droit et un bon coup de pied au cul du cavaliere lubrique. On aurait rêvé en France, d'une Décision du Conseil Constitutionnel aussi nette aux temps de Chirac et Dumas...
Mais vigilance, car en général ce genre d'éclipse n'annonce rien de bon. La dernière passe d'arme a couté la vie à Falcone et Borselino, ouvert l'incroyable déluge judiciaire de Mani Pulite, pour se refermer aussitôt sur la création de Forza Italia de Berlusconi. Un nouveau pacte était alors scellé entre l'oligarchie et les clans, dépoussiérant celui passé entre Cosa Nostra et la galaxie Andreotti-Craxi.
Si d'ordinaire la péninsule et ses frasques prêtent à sourire le reste du monde, il n'en reste pas moins qu'elles devraient inquiéter un peu aussi. Car c'est bien souvent le creuset des inventions politiques les plus nauséabondes, le laboratoire d'essai ou la boule de cristal des truanderies en devenir ailleurs, dans d'autres contrées.
Mais vigilance, car en général ce genre d'éclipse n'annonce rien de bon. La dernière passe d'arme a couté la vie à Falcone et Borselino, ouvert l'incroyable déluge judiciaire de Mani Pulite, pour se refermer aussitôt sur la création de Forza Italia de Berlusconi. Un nouveau pacte était alors scellé entre l'oligarchie et les clans, dépoussiérant celui passé entre Cosa Nostra et la galaxie Andreotti-Craxi.
Si d'ordinaire la péninsule et ses frasques prêtent à sourire le reste du monde, il n'en reste pas moins qu'elles devraient inquiéter un peu aussi. Car c'est bien souvent le creuset des inventions politiques les plus nauséabondes, le laboratoire d'essai ou la boule de cristal des truanderies en devenir ailleurs, dans d'autres contrées.
4 octobre 2009
Troglodysme
Plongés dans les veines, les entrailles de la ville...quel minerai y cherchons-nous? Ils sont beaucoup d'autres comme eux, certains s'inventant des carrosseries, des carapaces...en apnée ils attendent de pouvoir faire surface. Ceux-là sont alertes, l'œil vif en saccades...cherchent-ils un semblable? Pas tant qu'ils ne se posent, les regard interdits. Alors ils seront trop lointains et se perdront dans l'arrière-plan. Parfois un évènement soudain vient casser le bio-rythme qui autorise l'entorse...C'est selon, bouffée d'air ou coup de grisou. Tels sont les codes de la vie souterraine.
22 septembre 2009
Dungeon Keeper
"Il faut vraiment s’accrocher aux maximes les plus éculées, et notamment à l’idée qu’« il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre », pour persister à formuler des propositions dans un pareil climat de verrouillage d’un ordre de domination, dont en fait on ne devrait pas s’étonner que la probabilité d’une auto-transformation significative à froid soit simplement rigoureusement nulle, et dont on finit par se dire qu’il n’est plus qu’un événement politique de l’ordre du soulèvement pour le faire changer vraiment." F. Lordon, on La pompe à Phynance, post: Si le G20 voulait...
Les affres du prof' sont au rang des types qui rédigent de belles constitutions ou de beaux traités de droits sociaux. Entre le colloque et le droit positif il y a en général une fosse commune. C'est précisément là où le bas de laine s'effiloche. Quand bien même serions nous des cohortes à s'esbaudir sur les brillantes propositions réformistes dont s'agit, encore faudrait-il aller les arracher au prix de quelques bleus et bosses. Et pour en arriver là, il faut s'être offert une sacrée descente, de celle par exemple d'un vrai séisme systémique à avaler votre PEL, compte-chèque et tout le toutim. Fallait-il vraiment sauver le fatras pour souhaiter le changer? Réponse à la prochaine secousse...
Les affres du prof' sont au rang des types qui rédigent de belles constitutions ou de beaux traités de droits sociaux. Entre le colloque et le droit positif il y a en général une fosse commune. C'est précisément là où le bas de laine s'effiloche. Quand bien même serions nous des cohortes à s'esbaudir sur les brillantes propositions réformistes dont s'agit, encore faudrait-il aller les arracher au prix de quelques bleus et bosses. Et pour en arriver là, il faut s'être offert une sacrée descente, de celle par exemple d'un vrai séisme systémique à avaler votre PEL, compte-chèque et tout le toutim. Fallait-il vraiment sauver le fatras pour souhaiter le changer? Réponse à la prochaine secousse...
19 septembre 2009
Rentrée au hasard
Pour cette rentrée tardive sur Fricherie_s, je ne vous fourguerai rien d'original. Dire du classique serait déjà bien sous estimer l'affaire...Non, nous sommes dans le poncif, dans la tarte à la crème de l'exploration industrielle. Cheratte et son complexe minier, à quelques encablures de Liège, a fait l'objet de multiples visites dont certaines très documentées. Ceci n'empêche que les lieux sont toujours désespérement en décripitude. Alors pourquoi diable en remettre une louche? Bé, parce que le site est superbe pardi, et qu'un oeil averti en vaut bien d'autres. En vous souhaitant une chouette ballade...
25 juillet 2009
Canipèdes
A Paris, dans les jardins du palais royal, de jeunes bimbos russes tombent en arrêt devant un lévrier Iranien. Aussitôt et délaissant les façades arrogantes et décrépies, elles s'adonnent aux poils abondants de la bête. Giboulées de pixels. Shorts moulants. Ronronnements du maître.
Mes plates excuses pour le bien peu de régularité consacré à l'alimentation des lieux. Nous quittons la blanchisserie vosgienne, pour une prochaine virée dans les charbonnages Belges.
Mes plates excuses pour le bien peu de régularité consacré à l'alimentation des lieux. Nous quittons la blanchisserie vosgienne, pour une prochaine virée dans les charbonnages Belges.
26 juin 2009
Decorum
"Une ligne politique, une méthode de gouvernement éprouvée, prouvée par une longue expérience et par un long examen, finit par être sentie comme une loi souveraine...Et du même coup, tout le groupe des réalités et des conditions dérivées s'y intègre. Elle devient incontournable, inattaquable, reconnue comme seule alternative véritable au programme de l'opposition, elle-même convaincue que la vie, dans ses grandes manifestations d'ensemble (évolution des sociétés, des comportements, etc...), est fondée sur un processus global d'accumulation et que ce processus global d'accumulation s'affine et nécessairement s'élève à mesure: il appartient à son évolution et cette conviction est tellement ancrée en nous qu'on oublie l'origine....C'est le signe qu'elle est devenue notre seule réalité..."
A cauchemar is born, Jean-Charles Massera, 2007.
A cauchemar is born, Jean-Charles Massera, 2007.
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