Bon aller arrête un peu tu gonfles tout le monde avec tes cuves là!...hein? A quoi ça rime tout ça? Ils s'en foutent les gens!...C'est la crise qu'on te dit, alors tu peux pas causer d'aut'chose...tes bouquins d'critiques là!...esbroufe!...tourne bourrique...ultra-creux. Graine de terroriss' tiens! Au trou! A l'ombre! C'est ça tu lui diras à l'hermine, qu'elle est indépendante de la charge...décharge...la SDN tant tu y es aussi...Gazaoui...toujours à pencher du côté où la mouise pèse plus lourd...lourd voilà tiens, un mot. Tu peux pas faire comme cette cuve là? Un peu de lévitation...
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16 janvier 2009
fonds de cuve
Bon aller arrête un peu tu gonfles tout le monde avec tes cuves là!...hein? A quoi ça rime tout ça? Ils s'en foutent les gens!...C'est la crise qu'on te dit, alors tu peux pas causer d'aut'chose...tes bouquins d'critiques là!...esbroufe!...tourne bourrique...ultra-creux. Graine de terroriss' tiens! Au trou! A l'ombre! C'est ça tu lui diras à l'hermine, qu'elle est indépendante de la charge...décharge...la SDN tant tu y es aussi...Gazaoui...toujours à pencher du côté où la mouise pèse plus lourd...lourd voilà tiens, un mot. Tu peux pas faire comme cette cuve là? Un peu de lévitation...
9 janvier 2009
Le petit génie du réservoir
"Je me rendais bien compte que l'assouplissement du crédit hypothécaire accroissait le risque financier (...). Mais j'ai bien compris aussi que l'augmentation du nombre de propriétaires renforçait le soutien au capitalisme de marché (...). J'estimais donc, et continue à le faire, que les avantages de cet élargissement de la propriété immobilière individuelle valaient bien l'accroissement inévitable des risques. La protection des droits de propriété, si essentielle dans une économie de marché, a besoin d'une masse critique de propriétaires pour bénéficier d'un soutien politique" (Alan Greenspan, Le temps des turbulences, Paris, JC Lattès, 2007, p 304).
"Jusqu'à quand? Pour en finir avec les crises financières". Frédéric Lordon, 2008.
"Jusqu'à quand? Pour en finir avec les crises financières". Frédéric Lordon, 2008.
13 décembre 2008
fatras chomskritique
Pendant que des types se meulent à en crever à tant être fixement sans domicile, que des pandores se font un petit revival de la milice en traquant la graine d'ultra dans nos écoles républicaines, les chapelles gauchistes encensent leurs dieux païens. Chomsky et Compagnie, c'est le dernier né des usines Mermet, concocté avec l'aide des AMG (auditeurs modestes et géniaux) ce documentaire est idolâtre sur la sommité éponyme. Le genre n'est pas nouveau, Carles avait commis le même type avec Bourdieu. Et c'est parti pour 1h45 de brosse à reluire et d'incantation mystique à la gloire de l'idôle, et pas question de cracher dans la soupe hein!?...Pas d'irrévérence chez ceux là même qui se targuent de traquer la violence symbolique chez les dominants...paf! un bel effet de reproduction dans le champ de la critique "radicale", où on gobe les paroles d'évangiles.
Tiens, l'épisode "Faurisson" en est un bel exemple, au cours duquel Chomsky s'était copieusement pris les pieds dans le tapis en signant, pensait-il, une pétition de défense de la liberté d'expression...en l'occurence la liberté de "Faurisson" à réviser son histoire de l'holocauste. Voici un extrait du texte de la supplique que paraphait l'ami américain de Mermet:
"Le Dr Robert Faurisson a occupé pendant plus de 4 ans, et avec considération, un poste de professeur de littérature française (...) à l'université de Lyon 2 en France. Depuis 1974 il a entrepris une recherche historique indépendante et approfondie sur la question de l'holocauste"
Bon, ben tout roule, le type est propre, sérieux quoi...scientifique tiens! Fallait quand même que le Chomsky ait un sacré besoin de défendre la légitime liberté d'opinion et d'expression pour aller jusqu'à signer une connerie pareille, qui pour le coup défend un peu plus le "sérieux" d'un type que sa liberté à dire des conneries. Mais, bon tout le monde peut se planter, pas vrai? Mais pas Chomsky, nan pas lui, pas touche! Des années après il maintient, premier amendement de la constitution des Sta'sunis en tête, qu'il n'a pas franchi la ligne. L'âge sans doute...
Mais plus inquiétant, c'est qu'il y ait toujours des gars comme Mermet pour lui passer les plats, comme un vulgaire Serge Moati...
Tiens, l'épisode "Faurisson" en est un bel exemple, au cours duquel Chomsky s'était copieusement pris les pieds dans le tapis en signant, pensait-il, une pétition de défense de la liberté d'expression...en l'occurence la liberté de "Faurisson" à réviser son histoire de l'holocauste. Voici un extrait du texte de la supplique que paraphait l'ami américain de Mermet:
"Le Dr Robert Faurisson a occupé pendant plus de 4 ans, et avec considération, un poste de professeur de littérature française (...) à l'université de Lyon 2 en France. Depuis 1974 il a entrepris une recherche historique indépendante et approfondie sur la question de l'holocauste"
Bon, ben tout roule, le type est propre, sérieux quoi...scientifique tiens! Fallait quand même que le Chomsky ait un sacré besoin de défendre la légitime liberté d'opinion et d'expression pour aller jusqu'à signer une connerie pareille, qui pour le coup défend un peu plus le "sérieux" d'un type que sa liberté à dire des conneries. Mais, bon tout le monde peut se planter, pas vrai? Mais pas Chomsky, nan pas lui, pas touche! Des années après il maintient, premier amendement de la constitution des Sta'sunis en tête, qu'il n'a pas franchi la ligne. L'âge sans doute...
Mais plus inquiétant, c'est qu'il y ait toujours des gars comme Mermet pour lui passer les plats, comme un vulgaire Serge Moati...
12 décembre 2008
Fermez l'écoutille des mots
"Pour qui trouverait qu' "innovation" est la neutralité et l'innocence mêmes, il suffirait de suggérer l'expérience de pensée consistant à se revendiquer ouvertement contre "l'innovation financière", et notamment d'imaginer au bout de combien de temps surgirait l'imputation d'être "contre l'innovation " tout court, c'est à dire en définitive "contre le progrès".
Aussi décisif que le choix des armes, le choix des mots est de ceux dont on fait les avantages stratégiques les plus difficiles à réduire -parce que inaperçus des opposants, et les emprisonnant d'emblée dans des alternatives de sens où ils sont certains de n'avoir que la plus mauvaise place. Quand le problème de la financiarisation est mis dans les termes de "l'innovation", mot si chargé de valeurs positives et bien certain de pouvoir mobiliser à son profit tous les arrières-plans de l'idée de "progrès", il ne faut pas s'étonner que les contradicteurs se trouvent immédiatement renvoyés au registre du passéisme ou de l'archaïsme-c'est à dire que le combat soit perdu d'avance.
Pour avoir une idée de ce que peuvent être ces coups de force lexicaux, il est utile de savoir que pendant des années et aujourd'hui encore d'ailleurs, la littérature académique, censément la plus rigoureuse, n'a pas hésité à qualifier de "répression financière" tous les systèmes financiers qui n'avaient pas consenti à se rendre au modèle des marchés intégralement dérèglementés. Les défenseurs de l'objectivité de la science n'ont visiblement pas été gênés du choix d'un mot-répression-dont l'évidente neutralité laisse tout de même accroire que le moindre projet de restriction aux aises de la finance fait immédiatement tomber dans la catégorie des amis du goulag."
"Jusqu'à quand? Pour en finir avec les crises financières". Frédéric Lordon, 2008.
Aussi décisif que le choix des armes, le choix des mots est de ceux dont on fait les avantages stratégiques les plus difficiles à réduire -parce que inaperçus des opposants, et les emprisonnant d'emblée dans des alternatives de sens où ils sont certains de n'avoir que la plus mauvaise place. Quand le problème de la financiarisation est mis dans les termes de "l'innovation", mot si chargé de valeurs positives et bien certain de pouvoir mobiliser à son profit tous les arrières-plans de l'idée de "progrès", il ne faut pas s'étonner que les contradicteurs se trouvent immédiatement renvoyés au registre du passéisme ou de l'archaïsme-c'est à dire que le combat soit perdu d'avance.
Pour avoir une idée de ce que peuvent être ces coups de force lexicaux, il est utile de savoir que pendant des années et aujourd'hui encore d'ailleurs, la littérature académique, censément la plus rigoureuse, n'a pas hésité à qualifier de "répression financière" tous les systèmes financiers qui n'avaient pas consenti à se rendre au modèle des marchés intégralement dérèglementés. Les défenseurs de l'objectivité de la science n'ont visiblement pas été gênés du choix d'un mot-répression-dont l'évidente neutralité laisse tout de même accroire que le moindre projet de restriction aux aises de la finance fait immédiatement tomber dans la catégorie des amis du goulag."
"Jusqu'à quand? Pour en finir avec les crises financières". Frédéric Lordon, 2008.
3 décembre 2008
Le tampon des immeubles
L'effet tampon des grands ensembles? Le gardien, la bignole, les concierges, les portiers, le pipelet, la jacasse..les miens sont pas ordinaires. Allez vous coltiner 5000 résidents et pas loin de 1000 crèches. Pas exactement le petit immeuble à papa, avec les bégonias bien propres à l'entrée, plutôt le genre massif, quasi indus...Et se frapper les nerveux, les qui exigent, les mauvais payeurs...coucheurs...les couches tard, les lève tôt...toute une faune. Et puis tout un fatras d'histoires les plus baroques...les macs, les putes, les flics, les macabs, les camés, ceux qui veulent s'envoler par la fenêtre...de quoi noircir des pages ou la gueule. En attendant, ils tiennent le choc, avant la quille, la montagne et l'air pur...Et des histoires à raconter autour d'une bibine.
2 décembre 2008
Congelez moi tout ça!
On pouvait être quelques uns à se tenir les cacahuètes après avoir visionné "Mâles en péril". La semence tourne drôlement à la sauce blanche...La faute au monde moderne qu'ils disent...aux cocktails de trucs dont on asperge la bouffe, nos couennes, nos trognes...le reste. Benzènes, Phtalates, endochoses...un cirque syllabique tout ce bazar là! A ce train là il va falloir confier le foutre aux banques...vu ce qu'elles font du flouze allez savoir ce qu'ils vont nous inventer avec du liquide...titrisez moi ça messieurs!
Et puis pour ponctuer l'alarme, une gentille causerie-débat. Le militant Veillerette traité de terroriste par l'Allègre de service, on n'oserait dire que la bafouille était stérile...Heureusement la sous ministre aux choses vertes nous a bien fait rire. Ça donnait en gros et dénovlanguisé: "Bon mes enfants on a pas le cul sorti des ronces avec toutes ces joyeusetés chimiques, alors faites comme moi, google-isez vos crèmes de jour et pi achetez Bio, hein!". Merci ma poule, mais on t'a pas attendu!
26 novembre 2008
Je veux descendre
L'autre jour sur le quai de la gare, après quelques discrets aux revoirs...on se disait, tiens...on va attendre le départ du TGV, histoire de voir combien vont courir comme des dératés pour le choper...Gnark. Peu de poissons dans les filets...mais alors que les portes sont sur le point de se refermer...un client. Pataud, flanqué de deux moutards le genre collé à leurs gadgets électroniques...le type, sourd aux avertissements du personnel, grimpe dans une voiture et laisse les mouflets sur le quai. Là, ça sentait la connerie... Les portes se referment quasi instantanément, le train décolle mollement et dans la foulée les deux morveux deviennent hystériques, le premier chiale et le grand fonce sur l'uniforme fuchsia...qu'il partait pas son darron qu'il beugle à la fille un peu éberluée. Elle marmonne dans son talkie....Quelques secondes plus tard le TGV stoppe...puis après de longues minutes le néandertalien est éjecté, mi hagard, mi réjoui. Bilan 15' de retard, et même pas un crétin à tenailles, dread locks et tee-shirt free Tibet à accuser de terrorisme.
24 novembre 2008
Solarium inutile
C'est un bouquin assez chiant, aigri, fort peu convaincant sauf pour qui serait déjà convaincu...donc assez inutile! Mais je ne résiste pas à en cracher un petit morceau:
"Et pourtant quel tour aurait pris l'histoire des deux siècles précédents si James Watt n'avait pas inventé la machine à vapeur fonctionnant au charbon mais une machine identique alimentée par un miroir solaire parabolique, comme celle que présenta en 1878-une centaine d'années plus tard-le français Augustin Mouchot à l'exposition universelle de Paris? Cet engin fit sensation, d'autant plus qu'on avait justement des problèmes d'approvisionnement en charbon à cette époque. Mais on inventa de nouvelles techniques d'extraction du minerai et la pénurie de charbon fut bientôt qu'un souvenir. Mouchot, lui, sombra dans l'oubli, tout comme son livre publié en 1869, La chaleur solaire et ses applications industrielles; son four à vapeur solaire se trouve aujourd'hui au musée des arts et métiers, à Paris."
L'autonomie Énergétique, Hermann Scheer, Actes Sud 2007.
22 novembre 2008
Autopsie de la décomposition
La télé-évangéliste et la dame de fer se tirent la bourre...Syndrome Floride: il y aura photo à l'arrivée, mais certainement pas d'aggiornamento, celui là il y a longtemps qu'il a été fait. On ne demande pas à une écurie de course d'élever des chevaux de traits, mais du pur sang pour galoper dans la course à la trombine, être agile sur terrains gras et cathodiques. Pendant qu'on recompte, sur quoi fallait-il miser?
La grande alliance sociale-démocrate? Ne prenez pas cet air dégoûté...à force de niveler on voit plus trop qui gauchise qui...
Iron lady qui garde la vieille maison? Les invités surprise qui s'y sont glissés font légèrement trembler les fondations, pas de quoi franchement refaire le coup des rigidités de la RTT...tout au plus sont-elles cadavériques.
11 novembre 2008
Aux manettes
Aux manettes toujours la même engeance, sans vergogne...tout cela passera, comme le reste...une news, un prime, une tête de ligne chasse l'autre...les mémoires en série ou isolées sont comme les circuits imprimés de ta bécane, ingurgitent et recrachent des 0 et des 1 à la suite...et ainsi...les mêmes thuriféraires de la finance d'hier seront les clones de demains régurgitant les mêmes recettes creuses de la petite berceuse...les espoirs d'aujourd'hui seront les rancœurs suivantes, on oubliera les poilus tout autant que les masses collatérales de la SUB_crise qui tombèrent pour des intérêts qui n'étaient pas les leurs. Comme de bons ruminants, nous regarderons passer les wagons, espérant peut être un jour, trouver une herbe plus verte.
5 novembre 2008
Rebonds du sort
Au fond il faut savoir rebondir...Sans doute ce que tentent de (se) prouver les amerloques en mettant du contraste à la maison blanche. Pour le principe c'est chouette. Pour le reste, il faudra nettoyer le bourbier laissé par le précédent locataire, qui était un fameux dégueulasse...l'a plus que bouffé la caution, et je parle pas des sous-locs' foireux qui n'apparaissent pas sur le bail. Autant dire que l'affaire est loin d'être jouée, et il va falloir mettre un sévère coup de fion avant le prochain état des lieux. Mais comme l'heure n'est pas aux sceptiques, contentons nous de lui (nous) souhaiter good luck.
2 novembre 2008
L'épiderme des cuves
L'écume du pachyderme échoué en plein champ tel un astéroïde après une entrée dans l'atmosphère...voire...une banque d'affaire après une crise de liquidités sur les marchés intermédiaires...un chapelet d'alpinistes au fond de la crevasse, les excès de confiance accordés au premier de cordée, pressé d'arriver au sommet avant la clique et qui lâche les poids morts...Qu'importe la vagabonde mentale, cette croûte naturelle-ment travaillée par l'érosion vaut bien d'autres qui s'accrochent dans les salons.
26 octobre 2008
Plantation de cuves
Elle ne roulera plus nulle part, cette vieille tôle...elle a dû en trimbaler du merdier (chimique ?) d'un bout à l'autre de la carte...On lui a viré les roues, et planté là...à côté d'un champ de patates, dont elle imite peu à peu la couleur, mais donnera jamais les mêmes fruits. Mais bon sang, à quoi peut bien servir de laisser attendre cette bombonne? La hausse des cours de l'acier? Stocker du sucre en attendant des jours meilleurs? Un machin qui servira à la Fiac l'année prochaine, et que quelques gogos pétés de golden choses iront casquer en se disant que ça au moins ne décotera pas? L'a foutront dans le jardin de la baraque secondaire, les gosses joueront dedans, dessus, s'inventeront des vaisseaux, des planètes même...
15 octobre 2008
Horizon à bogies
Le paysage donne parfois de drôles de lignes de fuites. Cet endroit insolite, découvert au hasard d'une hypnose grande vitesse, le regard vasouilleux à travers le triple vitrage d'une rame TGV...Allez loger le spot à 300 à l'heure...Coup de fion, un panneau d'aire d'autoroute me mettra sur la voie...plus tard je ferai donc une escale au paradis des wagons en friches. En voiture pour un petit tour.
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