7 mai 2009
Autopromo
Poursuite de notre petite promenade dans la grosse laverie des Vosges. Au passage j'en profite pour faire de la méchante auto promo aux habitués des parcours frichesques, s'il en reste. Vous trouverez chers visiteurs un nouveau lien sur ce blog, vers une gâterie répondant au blase "lascia perdere" (presque "laisse béton" en V.O.) Il s'agit d'une œuvre commune, quasi association de malfaiteurs, moi aux images et un sacré complice à la poésie. Depuis le temps que je le tannais tout en frimant pour faire moderne, bé voilà c'est fait, on y est, en ligne. C'est par ici.
27 avril 2009
n°3282
Paulo était un brave type. Le genre à pas rechigner à la tâche, toujours sur le pont...dès que le taulier avait un truc coton c'était pour sa pomme. Il est comme ça, Paulo frondeur et tête brûlée. Ha c'est sûr, que le boss l'avait à la bonne... Certains lui disait bien que ça lui rapporterait dalle, qu'au fond il resterait toujours un soutier, gagne petit à s'écorcher comme ça...Puis voilà, depuis l'accident il a une patte fondue. Les assurances ont rien voulu savoir....fallait pas turbiner le dimanche qu'ils ont dit...Quant au tenancier c'est limite s'il l'a pas engueulé.
Alors quand le vieux a pas voulu cracher les 5%, il était dans les premiers à monter là haut. Remarquez ils l'ont gardé deux, trois jours, pas plus...l'ont pas touché. C'est pas l'envie....mais... 6 mois de trou, comme dit sa bourgeoise, c'est cher payé pour avoir séquestré une enflure pareille.
Alors quand le vieux a pas voulu cracher les 5%, il était dans les premiers à monter là haut. Remarquez ils l'ont gardé deux, trois jours, pas plus...l'ont pas touché. C'est pas l'envie....mais... 6 mois de trou, comme dit sa bourgeoise, c'est cher payé pour avoir séquestré une enflure pareille.
15 avril 2009
Tout se paye un jour
6 avril 2009
superfictions
30 mars 2009
Pousser les bleus
Il parait que le bleu apaise...que sous ses feux les braises sont atténuées...qu'il a cette pâleur tiède qui trompe les sens les plus tourmentés...que c'est pour cela qu'on en fait plein...des bleus...que pour les bébés mâles les chambres sont bleues...que certains disent c'est un bleu...ou vivent ou naissent dans le bleu...qui n'est jamais qu'un noir trop blanc...ou peut-être était-ce un vert dont on retire le jaune...Pour le moment.
26 mars 2009
Intérieur jour
Intérieur jour. Clap. Le type avance sur des œufs. Au moindre croustillements sous ses pas et il est repéré. Il ne lui reste plus que quelques encablures avant de pouvoir se planquer. Il n'a pu s'empêcher de la ramener...plus moyen de passer entre les gouttes. Le maton attendait le faux mouvement pour le poirer. Il parait que dehors ils sont libres...Mais savent-ils qu'ici aussi le moyen âge existe encore? Que les serfs sont désormais en costume cravatte, qu'ils vont et viennent comme les autres, mais sont fermement tenus en laisse invisible. Jusqu'à ce qu'ils craquent...
16 mars 2009
Sous les feuilles
La république perd un de ses résidents. Hier à Sousse, demain dans le Vercors à planer au bout d'un élastique...Faites monter l'artiste...Pas du genre à traîner à l'arrière des berlines...môssieur rêvait d'atomiseurs...plutôt à prendre des trains à travers la plaine.....soldat sans joie, tu nous a faussé compagnie...Il manquera. Pourquoi tu me disais? Parce que lui aurait pu rester jusqu'en 2043.
9 mars 2009
L'habitat en dents de scies
Tiens à propos, le collectif Jeudi noir s'est fendu d'une carte des réquisitions possibles. Mmmm...il y aurait de quoi étoffer.
3 mars 2009
Le plein de vide
Un beau jour ils auraient filé...emportant tout le toutim...le fatras sur lequel on s'écorchait l'échine et on s'érodait l'espérance de...quoi? On aurait trouvé un tas de raisons, l'écran total fiscal!...Pas assez fort!...les cotisations choses qui étranglent!...l'infiltration des soviets.!..la méningite du travail!...les risques que prennent ces gens là...qu'on se rendait pas compte...qu'un jour ça craque!...normal. Pas croire que c'est facile non plus l'évasion fiscale...on vit dans le stress permanent...la traque est rude...presque un exil...une déchirure...Il parait que certains reviennent depuis peu... Depuis je garde toujours une valise de prête...au cas où.
27 février 2009
Sur les ruines des mots
"Le soir du discours du Führer à Königsberg, un de mes collègues qui avait vu et entendu Hitler à plusieurs occasions me dit qu'il était convaincu que cet homme finirait dans la folie religieuse. Pour ma part, je crois aussi qu'il aurait voulu se prendre pour un nouveau Sauveur allemand, que l'exaltation de la mégalomanie césarienne en lui était en conflit permanent avec le délire de persécution, ces deux états pathologiques se renforçant mutuellement, et je crois que c'est justement à partir d'une telle maladie que l'infection a gagné le corps du peuple allemand affaibli et psychiquement détraqué par la première guerre mondiale.
Mais, de mon point de vue de philologue, je continue de croire que si l'impudente rhétorique de Hitler a produit un effet aussi monstrueux, c'est justement parce qu'elle a pénétré avec la virulence d'une épidémie nouvelle dans une langue qui, jusqu'ici, avait été épargnée par elle, c'est parce qu'elle était au fond si peu allemande, tout comme le salut et l'uniforme imités des fascistes-remplacer la chemise noire par la chemise brune n'est pas une invention très originale- tout comme l'ensemble ornemental des manifestations de masse."
"LTI la langue du troisième Reich" Victor Klemperer 1995 (date de publication en Allemagne).
Mais, de mon point de vue de philologue, je continue de croire que si l'impudente rhétorique de Hitler a produit un effet aussi monstrueux, c'est justement parce qu'elle a pénétré avec la virulence d'une épidémie nouvelle dans une langue qui, jusqu'ici, avait été épargnée par elle, c'est parce qu'elle était au fond si peu allemande, tout comme le salut et l'uniforme imités des fascistes-remplacer la chemise noire par la chemise brune n'est pas une invention très originale- tout comme l'ensemble ornemental des manifestations de masse."
"LTI la langue du troisième Reich" Victor Klemperer 1995 (date de publication en Allemagne).
21 février 2009
Recommencements
Et bien voilà, poursuite de la visite...en réalité il en faut plusieurs de visites et parfois à des années d'intervalle pour arriver à récolter des images correctes. Il faut d'abord faire un petit repérage, puis il y a bien sûr et avant tout la météo et donc la lumière...mais l'œil a cette fâcheuse habitude d'être relié au cerveau, lequel est embrumé...a ses humeurs...n'a rien envie de voir...est pressé...ou distrait. Et ce qu'il n'aura pas vu une première fois, ou mal, il le verra mieux la seconde...ou pas...ou les suivantes. Alors il faudrait revenir un nombre incalculables de fois à l'ouvrage pour tromper ses propres travers. Jusqu'à ce que la technique permette un jour d'être définitivement des escrocs. Encore un effort.
19 février 2009
14 février 2009
Improvision
La musique improvisée pourrait être un courant, un sous genre, un mouvement, une étiquette...du bruit...un fracas...un n'importe quoi que n'importe qui pourrait faire...un domaine réservé, une alcôve confinée et restreinte à quelques spécialistes de l'ultra pointu...cherchant toujours plus profond le recoin où ils se planqueraient du vulgaire, du conventionnel. Ni l'un, ni l'autre...une sensation, une tentative, à ne surtout pas laisser aux uns ou aux autres. Il suffirait simplement de laisser de côté une certaine forme de pré jugement, de dressage inconscient...une sorte de mise en l'état de l'esprit d'abord, qui se changera, ensuite, et sur le moment, en une expérience physique, si l'alchimie fonctionne...il se peut que non. Alors on recommencera quelques fois...pour être bien sûr. On reviendra ou pas, c'est selon. Une chose est certaine, on n'entendra jamais la même chose.
9 février 2009
La grande lessive
"Cette semaine le professeur Choron a:
Regretté que les C.R.S. n'aient pas encore expulsé à coup de lattes dans leur cul bénit, les catholiques traditionalistes qui occupent actuellement l'Église de Saint-Nicolas à Paris. Car, enfin, quoi, une église c'est un lieu sacré qu'il est sacrilège d'occuper. C'est à dire un lieu dans lequel il est sacrilège de dormir, de péter, de faire la tambouille, de bouffer, de roter et de déféquer. Et après l'occupation d'une église, il n'y a rien de plus décevant, quand on y pénètre pour prier Dieu, que de se casser une jambe en glissant sur une épluchure de carotte ou que de dégueuler ses tripes et boyaux en découvrant ses doigts pleins de merde après les avoir trempés dans le bénitier."
Le Professeur Choron, Charlie Hebdo, 3 mars 1977.Regretté que les C.R.S. n'aient pas encore expulsé à coup de lattes dans leur cul bénit, les catholiques traditionalistes qui occupent actuellement l'Église de Saint-Nicolas à Paris. Car, enfin, quoi, une église c'est un lieu sacré qu'il est sacrilège d'occuper. C'est à dire un lieu dans lequel il est sacrilège de dormir, de péter, de faire la tambouille, de bouffer, de roter et de déféquer. Et après l'occupation d'une église, il n'y a rien de plus décevant, quand on y pénètre pour prier Dieu, que de se casser une jambe en glissant sur une épluchure de carotte ou que de dégueuler ses tripes et boyaux en découvrant ses doigts pleins de merde après les avoir trempés dans le bénitier."
En fait de grande lessive, il est un cul non moins bénit par le saint patron de la connerie, qui officie en grand diacre sur les ruines de Charlie. Pas d'épitaphe pour le prof' mais les éditos d'un cuistre. Mais l'esprit du prof' reviendra se venger, et déversera des bénitiers de bouses en guise de déluge...Ainsi soit-il.
7 février 2009
Argent de poche
Petite causerie entre banquiers et députés sur l'utilisation de l'argent de poche du côté de l'assemblée nationale ...dont la mass média se contre fout d'ailleurs, tellement au chevet du docteur Knock. Bref, il s'agissait de savoir qu'ont-ils fait du flouze? Échanges en milieu tempéré:
Un député:
"Enfin, j’aimerais aborder la question des contreparties « éthiques ». Envisagez-vous de modifier votre politique de rémunération des opérateurs de marchés et, si oui, dans quel sens ? Qu’en est-il de la distribution de dividendes ?"
Oulàlà, on convoque la morale, en général rendu là c'est qu'on a plus des masses de cartouches.
Réponse d'un banquier:
"Je précise qu’en ce qui concerne BNP Paribas, 92 % de nos salariés sont actionnaires de l’entreprise et qu’une grande partie de leur patrimoine dépend du cours de l’action. Eux aussi souffrent de la conjoncture : le dividende leur est aussi destiné."
Hahahé, oui du détenteur de stocks au manard de guichet, les voilà faisant cause commune. Très habile.
Un banquier titillé sur le sujet :
"Les paradis fiscaux font l’objet d’une définition internationale, à travers la liste du GAFI. C’est aux pouvoirs publics qu’il revient de l’étendre !"
Même pas cap hé! Vas y remue la daube et je trouve un compte à ton nom là dedans!
Un député:
Que les grandes banques françaises présentent un solde net bénéficiaire et que dans le même temps elles ont une politique plutôt restrictive à l’égard des petits commerçants et des artisans. Voilà qui nous conduit à nous interroger. Avez-vous vraiment besoin de ces concours ? Si oui, sait-on véritablement tout de la situation de vos établissements et du système bancaire français ?
Hé voui, c'est comme les moutards, tu leur files 10 balles pour acheter le pain, ils reviennent avec un quignon et des malabars bi-goûts et gueulent qu'il y avait pas assez!
Un député:
"Enfin, j’aimerais aborder la question des contreparties « éthiques ». Envisagez-vous de modifier votre politique de rémunération des opérateurs de marchés et, si oui, dans quel sens ? Qu’en est-il de la distribution de dividendes ?"
Oulàlà, on convoque la morale, en général rendu là c'est qu'on a plus des masses de cartouches.
Réponse d'un banquier:
"Je précise qu’en ce qui concerne BNP Paribas, 92 % de nos salariés sont actionnaires de l’entreprise et qu’une grande partie de leur patrimoine dépend du cours de l’action. Eux aussi souffrent de la conjoncture : le dividende leur est aussi destiné."
Hahahé, oui du détenteur de stocks au manard de guichet, les voilà faisant cause commune. Très habile.
Un banquier titillé sur le sujet :
"Les paradis fiscaux font l’objet d’une définition internationale, à travers la liste du GAFI. C’est aux pouvoirs publics qu’il revient de l’étendre !"
Même pas cap hé! Vas y remue la daube et je trouve un compte à ton nom là dedans!
Un député:
Que les grandes banques françaises présentent un solde net bénéficiaire et que dans le même temps elles ont une politique plutôt restrictive à l’égard des petits commerçants et des artisans. Voilà qui nous conduit à nous interroger. Avez-vous vraiment besoin de ces concours ? Si oui, sait-on véritablement tout de la situation de vos établissements et du système bancaire français ?
Hé voui, c'est comme les moutards, tu leur files 10 balles pour acheter le pain, ils reviennent avec un quignon et des malabars bi-goûts et gueulent qu'il y avait pas assez!
3 février 2009
Archéologie textile
C'est l'histoire d'un truc qui a disparu...le bon vieux capitalisme paternaliste à la papa....avec ses trognes burinées d'entrepreneurs visionnaires, ça sent le monocle et la montre à gousset...durs avec leurs ouailles, mais toujours là pour te construire un bout de ta bicoque...te faire des réducs dans le magasin de bouffe de la boîte. Pour peu que tu craches pas dans la soupe en allant t'encarter...que tu rechignes pas à l'effort national...pour le développement de la glorieuse patrie assaillie par le boche...mais généreuse overseas. Bhâ du moment que ça rapporte...Bref étouffé...mais aimé. Pis quand ça tournait vinaigre on pouvait toujours séquestrer un peu, occuper la machine...Pas comme maintenant, où tu peux toujours te brosser pour séquestrer le tôlier qui en deux clics mettra les bouts tiens!
Hum...Ballade, nous disions donc, sur la piste de ce petit bastion industriel de l'étoffe gisant dans une charmante vallée vosgienne. Pour un témoignage historique suivez les liens, mettez les patins et éteignez la zique en partant.
23 janvier 2009
Bike art
Depuis qu'on m'a retiré les roulettes j'enfourche ma petite reine...pour zigzaguer entre les caisses. Je maudis la chignole dès que je suis au guidon...Rien ne vaut un bon spad pour se garnir les soufflants de la poisse qui charge l'atmosphère de Pantruche...Ha quel bonheur de les regarder s'exciter, bloqués dans leur tire. Quand tout le fatras te tape bien sur la cafetière, hop un bon petit tour de tricycle!
16 janvier 2009
fonds de cuve
Bon aller arrête un peu tu gonfles tout le monde avec tes cuves là!...hein? A quoi ça rime tout ça? Ils s'en foutent les gens!...C'est la crise qu'on te dit, alors tu peux pas causer d'aut'chose...tes bouquins d'critiques là!...esbroufe!...tourne bourrique...ultra-creux. Graine de terroriss' tiens! Au trou! A l'ombre! C'est ça tu lui diras à l'hermine, qu'elle est indépendante de la charge...décharge...la SDN tant tu y es aussi...Gazaoui...toujours à pencher du côté où la mouise pèse plus lourd...lourd voilà tiens, un mot. Tu peux pas faire comme cette cuve là? Un peu de lévitation...
9 janvier 2009
Le petit génie du réservoir
"Je me rendais bien compte que l'assouplissement du crédit hypothécaire accroissait le risque financier (...). Mais j'ai bien compris aussi que l'augmentation du nombre de propriétaires renforçait le soutien au capitalisme de marché (...). J'estimais donc, et continue à le faire, que les avantages de cet élargissement de la propriété immobilière individuelle valaient bien l'accroissement inévitable des risques. La protection des droits de propriété, si essentielle dans une économie de marché, a besoin d'une masse critique de propriétaires pour bénéficier d'un soutien politique" (Alan Greenspan, Le temps des turbulences, Paris, JC Lattès, 2007, p 304).
"Jusqu'à quand? Pour en finir avec les crises financières". Frédéric Lordon, 2008.
"Jusqu'à quand? Pour en finir avec les crises financières". Frédéric Lordon, 2008.
2 janvier 2009
Meilleurs noeuds pour deux mille veufs
Allez pis meilleurs vœux, hein...'fin, bonne année quoi, pas pire que l'autre disons...Et surtout bon courage...Car z'allez en baver des ronds de chapeaux les nez de bœufs. Franchement je préférerais qu'on nous la joue clair et net dans ce goût là, quitte à ce qu'on se dise...boâ elle était pas si rêche celle-ci. Mais bon va pour le bal des faux culs de la méthode Coué, après tout, personne n'est dupe. Et surtout bonne santé!...comme disait le croquemuche à son futur client.
Bon, sinon on racle les fonds de cuve des wagons et on passe à autre chose, faut pas lasser le client de nos jours.
Bon, sinon on racle les fonds de cuve des wagons et on passe à autre chose, faut pas lasser le client de nos jours.
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