26 septembre 2006

Mantes-La-Jolie


Ballade à Mantes, curieuse idée non? Curiosité? Malsaine? Chacun ses loisirs hein?...bon.
En attendant, à la lisière d'un quartier pavillonnaire où thuyas bien taillés et clôtures barrent l'horizon gisent deux bâtiments. Une aciérie abandonnée aux graphes, et ils agrémentent plutôt bien l'endroit.
A quelques foulures, une usine d'assemblage renault impressionnante. D'autant que ce jour là, elle venait d'être il y a peu, la proie des flammes. Des flammes et des voitures, c'est sans doute certaines qui ont contribué à la renommée de cette commune.
En route pour un petit tour...

20 septembre 2006

L'atelier 231


Un enchevêtrement complexe et frêle, rongé et vermoulu tient lieu de toit. En bas, la jungle est contenue entre les murs et la mauvaise herbe cherche la lumière à l'ombre.
Mais que n'a-t-on pas enchristé toutes les maudites adventices nuisibles qui menacent la paix sociale du monde végétal?
L'hermine rouge avait sans doute savonné le parquet aux chaussettes à clous...


La série de l'Atelier s'achève aussi poussive qu'elle avait commencé.
A suivre...une promenade dans une usine calcinée de Mantes La Jolie.

14 septembre 2006

L'atelier 231


La pièce est prête à recevoir les invités. On s'est fendu, on a décoré et tout, claqué un peu de verdure, tout devrait bien se passer...Après tout ce n'est qu'un exercice habituel, et puis c'est calé, au millimètre, calibré, en place, pas de risque de bavure. On a ciselé le plan de table, étudié en soufflerie, net, nickel, au poil. Et patatras, l'esclandre surgit, le tonton teubé avait sans doute un peu trop picolé, on s'attendait vraiment pas à ce qu'il l'ouvre, qu'il dise bien fort ce que tout le monde sait déjà, mais qu'il faut pourtant taire, parce que c'est comme ça, et que plus personne disait rien sauf ceux que l'on invitait pas...La prochaine on filtrera la liste des invités.

5 septembre 2006

L'atelier 231


Il lui fallait bien une énième couverture à celui-là. Une sorte de parachute culturel, doré si possible aux entournures. Parce que bon, il faut bien laisser quelque chose et vu que pour le reste on retiendra surtout des bruits...
Alors en guise de toit, surtout de la façade, et derrière, des bibelots rapportés de nos vaillantes conquêtes royalo-républicaines que l'on exposerait comme son intérieur Ikéa.

18 août 2006

L'atelier 231


Sous la crôute...la rouille. Oh, quelle belle rouille!
Mais non pas beau la rouille! Que faire en représaille contre ce terrorisme oxydant? La légitime défense consiste à couper la poutre, il y a quelque chose de pourri dans l'organe, éradiquons le et tout ira mieux. Une réaction bien disproportionnée, mais il faut bien se défendre n'est-ce pas? Une bonne couche de peinture Finulle là dessus et il n'y paraîtra plus.

3 juillet 2006

L'atelier 231


Bon à mesure que les jours s'allongent, l'actualisation de ce blog frise l'asthme. Mais que faire? Canicule, terrasses gorgées de bières, nuées de greluches et par dessus rajoutez une louche de coupe du monde et c'est marre. Rhô bha oui on peut toujours se draper dans sa vertu offensée et fustiger ce tas qui gueule et ce chapelet de onze pièces qui galope. M'enfin quoi même les plus ignares du ballon, les plus rétifs aux mouvements de foules, finissent par s'y coller, parce qu'au fond nous sommes bien tous pareils, donnez nous une pipe d'opium à téter, des miettes et des jeux et pi baste! Le ciel peut bien s'écrouler et le toit avec, foutez-nous la paix! Forza!

6 juin 2006

L'atelier 231



Côté coulisse ou jardin, selon. De beaux volumes pour une belle exposition plein sud comme on dit dans l'immobilier. Sur cette vue le côté en friche, derrière il y a la partie réhabilitée de l'atelier qui est aussi la résidence d'hiver des artistes, le laboratoire duquel sortent notamment des projets nourrissant le festival Vivacité.

1 juin 2006

L'atelier 231



Avec L'atelier 231, on change de décor sans vraiment s'éloigner de la série précédente. En bordure des voies de Sotteville Les Rouen, cet ancien atelier ferroviaire a été pour partie réhabilité. La zone rénovée reste un atelier de théâtre de rue. Les artistes et décorateurs y sont accueillis en résidence. Le lieu propose également des spectacles, des concerts. Un bar associatif délivre quelques brevages, le tout dans une ambiance légère et enjouée. Bref, un bel exemple de sauvegarde du patrimoine industriel couplé avec un projet culturel.
L'autre partie du bâtiment est en friche...

24 mai 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)


Une porte est restée ouverte quelque part? Du rififi sur le Zinc? Humeur électrique? Le courant d'air mauvais devrait pousser les piliers à se serrer les coudes, les lever moins? Peut-être...
Une nouvelle affaire pour le poulpe ou un juste un mauvais film? Comme on dirait chez les pandores
"Oui, c'est le tournage d'un Moulin"
S'il existe de bon polars, d'autres te rappellent qu'il s'agit aussi d'un sous genre. On se fait les films qu'on peut, mais n'est pas Burma qui veut, comme disait Derrick.

15 mai 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)

 
Les petites cloques du marigot médiatique éclatent de temps à temps à la surface. Ainsi va le cycle de la décomposition, facilité par quelques catalyseurs. Et lorsque ces petites bêtes n'ont plus rien à manger elles meurent ou vont chercher ailleurs le combustible qui ravira leurs appétits. En attendant on se grignote gentiment, espérant ne pas rompre cette chaîne alimentaire fondamentale, qui veut que le dernier à bâfrer devra vite se faire ronger à son tour. Dans ce bouillon de culture, l'enzyme catalyseur distribue les bons et les mauvais points, il régule. Mais au fond sans cette mare qu'il se garde bien d'analyser en profondeur et dans laquelle il fait mine de ne pas patauger, il ne serait rien.

9 mai 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)



 Regarder la douleur en face. Plonger ses yeux dans ses phares. Attendre en regardant passer les autres. Le sentiment diffus d'être sur une voie de garage. Et avoir soudain conscience d'être témoin privilégié de la farce, de l'agitation, du tumulte et du brouhaha incessant qui anime le magma humain.
Pas en dehors, juste à côté. Rictus, d'un geste las ou leste, happer un tourbillon de poussière de temps qui virevoltait désœuvré. Ces bribes là sont pour toi, car tu es le seul à les voir.

3 mai 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)


Il ne reste plus que la coquille...C'est l'histoire d'une belle machine, disons comme une machine à laver tiens! Dans laquelle on aurait mis un peu tout et n'importe quoi, et qui aurait lavé tant et bien sans demander son reste. La brave machine quoi. Et puis un beau jour elle avale ce qu'il faut pas, le grain de sable, la pièce de monnaie de trop qui se coince je ne sais où, et là patatra, ça déborde. Alors on éponge, on ravale, on récupère le plus gros, on planque le reste sous le tapis et on attend que ça se passe. Et ça passe, parce qu'après tout, on pourrait s'en foutre.
L'affaire aurait pu en rester là bien gentiment, mais voilà un gros malin a cru bon d'utiliser tout ce fatras pour tirer les ficelles en coulisse. Manque de pot il s'est fait prendre les doigts dans le coffre à confiture, et là ça vous revient en pleine gueule. Alors pensez si en plus on a pas de coquille.

27 avril 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)



L'autre jour des potes me racontaient la funeste aventure qui leur était arrivée alors qu'il s'en revenaient de vacances dans un bled paumé du Tarn. Chargés comme des mulasses et harassés du voyage les voilà qui se pointent à une heure fort avancée, devant leur porte d'immeuble tapant victorieusement le code d'entrée. Et alors en lieu et place du grognement classique des portes qui s'avouent vaincues, un silence de mort. Rien. Quelques essais à nouveau, rageurs, le vide. Ces fumiers avaient changé le code pendant leur absence. Enfermés dehors!
Sous ces dehors anodins cette anecdote résume :ce que nous sommes: des primates condamnés à errer à l'extérieur de quelque chose.

26 avril 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)


Puté je voudrais pas passer pour un marseillidolâtre mais quand même. D'accord c'est une ville qui en fait des tonnes, qui pègue, qui t'ensuque la couenne, qui te colle aux pompes comme un vieux chamalow rôti, énervante, usante, dèjà tu traînes la patte...La rouille te guette.
Mais bon y en a pas des tas comme elle en France, mafieuse, rugueuse, patrie de Dédé Tronche Plate et de la French connection, et patrie de tous aussi un peu non?
Bon bon je m'emballe. Cependant cette ville a cela qu'elle conserve un petit côté indomptable, figé, pour le meilleur et pour le reste. Ainsi à la différence d'autres de sa catégorie, elle a su conserver une partie de ses quartiers populaires en son centre, à défaut de les remplacer complètement par des franchisés à la con pour le bonheur du consommateur du samedi. Il y reste des rues étroites et sombres qui fourmillent de Noailles au Panier. Cette architecture urbaine là est une insulte aux stratégies de sécurité et aux principes modernes de circulation, de contrôles et de surveillance des foules. Autant dire que le lifting n'est pas loin.

11 avril 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)


A croire que "il popolo" aime se faire rouler sur la gueule, qu'il en redemande, du strass, du rêve, et une bonne dose de cathodique téléguidé. Il (popolo) a retenu son geste, pourtant il avait un boulevard pour lui allonger sa tarte en pleine poire a sua emittenza...
Mais qui osera enrayer cette machine à connerie? Paso revient!

10 avril 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)



On a échappé à cette couv' , le train de la république n'a pas déraillé, cette fois encore, mais pour combien de temps. Juste quelques bosses plus tard.

2 avril 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)


La rouille reprend ses droits, vaguement concurrencée par une sorte de plancton terrestre. Pas besoin de parier sur le pourrissement ici, il se fait tout seul. En attendant la sanction du chalumeau populaire qui viendra rendre à cette carcasse sont statut de lambeau. J'me comprend.

29 mars 2006

Le cimetière des locos de Sotteville (2005)


Rhô voui, je vois d'ici les esprits fins se gausser sur ce qui n'est qu'une bête roue, pour les plus obtus du moins, voire un bout de bogie pour les plus cultivés. Bien. Mais passons sur ces détails techniques, l'heure est grave, la rue gronde.
Mais que n'avait-elle été attentive, la rue, aux multiples indices laissés ça et là par nos vaillants métallos?
Arrêtons nous un instant sur ces trois lettres discrètes: "S K F". "S" (encore lui!) Kill la France! Cette fois c'est clair, non?